La minute Eco : la pub sur les radios du service public signe la mort des radios privées

La minute Eco : la pub sur les radios du service public signe la mort des radios privées

3 février 2021

Vibration

La minute Eco : la pub sur les radios du service public signe la mort des radios privées

La Minute Éco

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de votre radio préférée, car l’heure est grave. Avant ou après la Minute Eco, avant ou après une chanson, et en tout cas plusieurs fois par heure, nous diffusons des spots publicitaires. Sachez-le : ce sont ces spots publicitaires qui permettent à votre radio d’exister : ils financent les émetteurs, les artistes compositeurs et les maisons de disques, le salaire des techniciens et des animateurs, et tous les chroniqueurs, dont votre serviteur.

Les radios privées ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour fonctionner.

Or, aujourd’hui, le gouvernement souhaite autoriser les radios de service public à accéder sans aucune limite au marché publicitaire.

Pourtant, Radio France et ses 7 radios de service public disposent d’un budget de fonctionnement de 630 millions d’euros. Une somme financée à 90 % par vos impôts, grâce à la fameuse redevance audiovisuelle.

En face, les quelque 330 radios privées commerciales françaises disposent d’un budget d’un peu plus de 500 millions d’euros : c’est la taille du marché publicitaire de la radio en France.

Vous avez compris le problème : 330 radios privées financées par 500 millions d’euros de publicité, font face à sept radios de service public qui disposent déjà de 630 millions d’euros de budget. Des radios qui ont en prime déjà le droit de diffuser de la publicité : le service public a pris 10 % du marché français l’an dernier.

Si l’Etat débloque totalement l’accès à la pub pour le service public, c’est votre radio qui est menacée de disparition. Pas dans cinq ans, mais dès cette année.

Alors, si vous n’êtes pas d’accord, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrivez à votre député, son adresse se trouve sur le site de l’Assemblée nationale. Merci pour votre soutien et à demain !

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