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Rédaction

4 choses à savoir sur notre nouveau gouvernement :

18 mai 2017 à 08h46 Par Rédaction

La composition de notre gouvernement a été dévoilée hier (mercredi 17 mai). Au total, 22 ministres et secrétaires d'État mais aussi et surtout, de nouvelles têtes connues. Voici les quatre choses à retenir de notre nouveau gouvernement :

Des personnalités de chez nous

Parmi les 22 ministres et secrétaires d’Etat qui ont été choisis pour composer le gouvernement, on retrouve en premier lieu Gérard Collomb. Le natif de Chalon-sur-Saône est membre de l’aile droite du PS, sénateur-maire de Lyon. Vous avez pu l’apercevoir sur de nombreux plateaux télévisés en soutien de la première heure d’Emmanuel Macron. A 69 ans, il intègre pour la première fois un gouvernement.

Au rayon des proches d’Emmanuel Macron, une femme a su tirer son épingle du jeu : Marlène Schiappa. L’élue mancelle a été nommée secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre femmes et hommes. Grande défenseur du féminisme, elle a fait ses premiers pas en politique du côté de la mairie du Mans où elle était jusque-là adjointe au maire. C’est la troisième fois consécutive qu’un ou une Sarthoise intègre le gouvernement après François Fillon et Stéphane le Foll.

Des personnalités extérieures à la politique

La nouveauté de ce gouvernement, c’est qu’il compose avec des personnalités très électiques, issues pour 8 d’entre elles de la société civile, autrement dit qui n’ont pas de liens directs avec la politique. Chez les femmes, on retrouve Agnès Buzyn, (Solidarités & Santé) qui présidait jusque-là la Haute Autorité de santé. Françoise Nyssen (Culture) à la tête de la maison d’édition Actes Sud.

Muriel Pénicaud (Travail) qui a mené une carrière dans le privé en passant par de grands groupes comme Dassault Systèmes, Orange ou encore Danone. Frédérique Vidal (Enseignement Supérieur, Recherche et Innovation), qui dirigeait l’université Nice-Sophia-Antipolis. Deux personnalités plus connues ont également intégré le gouvernement : l’ancienne championne olympique d’épée Laura Flessel (Sports) et la présidente de la RATP Elisabeth Borne (Transports).

Chez les hommes, deux noms à retenir : l’ancien animateur télé Nicolas Hulot (Transition écologique) et le professeur Jean-Michel Blanquer (Education nationale) qui dirigeait la grande école de commerce de l’Essec.

 

Des personnalités pas tendre avec Emmanuel Macron

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis. » En politique, ce dicton a la cote. Car avant d’intégrer la nouvelle équipe gouvernement du Président de la République, certains de ses membres n’ont pas hésité à le critiquer par le passé, c’était notamment le cas du Républicain Bruno le Maire (Economie) qui l’avait décrit comme étant « l’homme sans projet ».

De son côté, Gérald Darmanin (Action et Comptes publics) n’a pas été tendre non plus. Le sarkozyste s’en était pris à plusieurs reprises au candidat d’En marche ! sur les réseaux sociaux.

Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire) lui avait reproché son manque de propositions écologiques et son « modèle ultralibéral » responsable selon lui de la crise écolo. Enfin Marielle de Sarnez (Affaires Européennes) avait critiqué le flou autour de son projet.

Un gouvernement susceptible de changer dans un mois

Si l’heure est actuellement aux déballages de cartons dans tous les ministères, les ministres et secrétaires d’Etat savent qu’une épée de Damoclès est placée au-dessus de leur tête. En tout cas pour les six concernés par les législatives dans trois semaines. Car Emmanuel Macron n’a pas oublié certaines pratiques de ces prédécesseurs.

Marielle de Sarnez (Affaires Européennes), Bruno Le Maire, Richard Ferrand (Agriculture), Annick Girardin (Outre-mer), Christopher Castaner (Porte-Parole) et Mounir Mahjoubi (Numérique) devront s’imposer lors de ces élections sous peine de devoir quitter leur ministère.