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Rédaction

Affaire Grégory : les corbeaux auraient été identifiés

16 juin 2017 à 09h23 Par Rédaction

Nouveau rebondissement dans l'affaire du petit Grégory. L'étau se resserre autour de deux proches de la famille qui doivent être mis en examen ce vendredi matin. Une affaire relancée grâce à l'utilisation d'un outil précieux. Décryptage.

Le rappel des faits :

Le procureur de la République de Dijon a livré une conférence de presse intéressante hier, jeudi 15 juin. Il a confié que les enquêteurs avaient désormais l’intime conviction que plusieurs personnes étaient impliquées dans le meurtre de l’enfant. En octobre 1984, Grégory, 4 ans, a été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, dans les Vosges. 33 ans plus tard, trois personnes ont été placées en garde à vue et deux autres auditionnées librement. Toutes appartiennent à la famille de la victime.

Si les analyses ADN n’ont jamais rien donné, les expertises en écriture (technique utilisée pour déterminer si une écriture est associée à une autre) ont fait avancer l’affaire. Ainsi, une lettre de menace de mort anonyme aurait été rédigée par Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory, aux grands-parents de la victime. Le grand-oncle fait également partie des personnes placées en garde à vue. Ces derniers doivent être présentés ce matin à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. La troisième personne placée en garde à vue, une tante de la famille, a finalement été libérée hier soir.

L’enquête reprend grâce aux nouvelles technologies

L’enquête n’aura pas pu arriver à ce genre de conclusions sans l’utilisation d’un nouvel outil par les enquêteurs : AnaCrim. Il s’agit d’un logiciel d’analyse criminelle de la gendarmerie sur lequel les autorités s’appuient depuis la réouverture du dossier. Sans lui, l’affaire n’aurait sûrement jamais connu les récents rebondissements.

Concrètement, AnaCrim permet de traiter une grande quantité d’informations, accumulées au fil des années, dont des données techniques complexes comme la téléphonie et les comptes bancaires. Son rôle est ensuite de mettre en évidence les incohérences d’emploi du temps d’un témoin ou d’une personne mise en cause mais aussi les contradictions entre certains témoignages et constatations faîtes par les enquêteurs.

Utilisée depuis 2005 par tous les services d’enquêtes criminelles d’Europe, il a permis de résoudre partiellement certaines affaires comme l’arrestation d’Emile Louis dans l’enquête des disparues de l’Yonne ou encore d’innocenter Patrick Dils, accusé à tort pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz.