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Rédaction

Bientôt une pilule contraceptive sans ordonnance ?

20 avril 2017 à 17h11 Par Rédaction

#libérezmapilule : c'est le hashtag qui a été lancé cette semaine. Un collectif de professionnels de santé, de membres du Planning Familial et d'associations demande la mise sur le marché d'une pilule contraceptive sans ordonnance.

L'idée c'est que toutes les femmes de France aient accès au moyen de contraception de leur choix, sans difficultés. Un collectif de professionnels de santé et d'associations vient de lancer une pétition sur internet pour demander aux laboratoires pharmaceutiques de produire une pilule contraceptive sans ordonnance. Actuellement, impossible de se procurer la pilule en France sans passer par un médecin généraliste ou un gynécologue qui vous la prescrit. Et pourtant, la pilule est le moyen de contraception le plus utilisé en France par les femmes... Elles sont 32% à se faire prescrire une pilule, 18% utilisent la méthode du stérilet par exemple.

Obtenir une contraception sans risques.

Du coup, le collectif réclame que la France s'aligne sur d'autres pays européens et du monde, où il est déjà possible d'obtenir une pilule contraceptive sans ordonnance, comme les Etats-Unis par exemple. Il vient de publier un texte qui accompagne la pétition sur la plateforme internet Change.org. C'est là, que les professionnels expliquent leur projet. Pas question de mettre n'importe quelle pilule à disposition de toutes les femmes puisqu'il existe des risques, toutes les pilules ne correspondant pas à toutes les femmes. Il s'agirait donc de produire une pilule contraceptive progestative sans oestrogènes, qui présenterait moins de risques pour les femmes concernées.

Parmi les signataires de cette pétition lancée sur internet : le Planning familial, des associations féministes, des professionnels de santé notamment des sages-femmes et des aides soignantes, mais aussi des blogueuses par exemple. Pour le moment, plus de 1600 signataires en tout. 

Les laboratoires pharmaceutiques sollicités vont donc devoir travailler sur le sujet. Le collectif leur a fixé une "deadline", une sorte de date limite symbolique pour se prononcer sur le sujet: à savoir le 8 mars 2018, journée internationale du droit des femmes.