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Info locale

Couvre-feu à 18h : les commerçants nivernais s’adaptent

12 janvier 2021 à 07h30 Par Etienne Escuer
Les commerçants ont dû adapter les horaires d'ouverture de leur boutique.
Crédit photo : Pixabay - photo d'illustration

Début janvier, le couvre-feu a été avancé à 18h dans plusieurs départements, dont la Nièvre. Les commerçants ont dû s’adapter.

Le couvre-feu avancé à 18h dans la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Cher ou l’Allier perturbe les habitudes. Fini les emplettes après le travail, les commerçants ont donc dû adapter leurs horaires pour recevoir les clients. Dans la Nièvre, la mesure est en place depuis une dizaine de jours. Guillaume Vallon, photographe et vice-président des Vitrines de Nevers, doit désormais fermer sa boutique à 17h30. Si lui était déjà ouvert à la mi-journée, d’autres commerçants ont été obligés d’ouvrir entre midi et 14h pour compenser le manque à gagner. Il constate déjà l’impact du couvre-feu. « Soit les gens viennent plus tôt le matin, soit ils viennent le midi. Les clients s’adaptent comme nous. Entre midi et 14h, on a une vraie augmentation du flux en boutique. »

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Chez les clients, le couvre-feu avancé ne fait pas l'unanimité

Pour autant, si les clients s’adaptent, la mesure est très loin de faire l’unanimité. Impossible en effet de passer faire quelques achats à la sortie du travail. « Les clients sont souvent contre le couvre-feu », confie Guillaume Vallon. « Mais ils disent qu’ils viendront le samedi. » Le week-end, c’est justement la crainte du photographe, qui redoute un afflux de clients dans les boutiques à ce moment-là, alors que l’ouverture le soir permettait d’étaler la fréquentation. « Est-ce qu’on va être dans l’obligation de refuser du monde parce qu’on est limités avec la jauge de clients ? Dans ma boutique, on est par exemple limité à 3 personnes », explique le vice-président des Vitrines de Nevers.

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La crainte grandit alors que se profilent en plus les soldes qui doivent débuter le 20 janvier. Mais chez les commerçants neversois, si le couvre-feu n’est pas forcément très apprécié, on espère qu’il suffira à éviter un troisième confinement, qui fragiliserait encore un peu plus les boutiques.