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Déconfinement : les indicateurs sanitaires de chaque département scrutés et analysés

28 avril 2020 à 18h05 Par Alicia Méchin
Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé ce mardi 28 avril que le déconfinement ne sera pas forcément le même pour tous.
Crédit photo : Redaction/ Étienne Escuer

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé ce mardi 28 avril que le déconfinement ne sera pas forcément le même pour tous, à compter du 11 mai. Les indicateurs de santé seront scrutés et analysés, département par département.

Le message est clair, s’il y a un relâchement, il n’y aura pas de déconfinement le 11 mai prochain. Le Premier ministre a insisté sur l’importance de respecter le confinement. Ainsi, avant de valider officiellement la première phase du déconfinement, qui doit donc débuter le 11 mai, le gouvernement va se pencher sur les indicateurs sanitaires de chaque département.

Trois ensembles de critères seront évalués : le taux de cas nouveaux sur une période de 7 jours, les capacités hospitalières, et la capacité pour un territoire de faire des tests et détecter les chaînes de contamination. Ces indicateurs seront analysés le 7 mai prochain, en vue du 11 mai. Si les nouveaux cas de patients Covid-19 sont encore trop élevés, si les capacités hospitalières régionales en réanimation restent tendues, et si le système local de tests n’est pas suffisamment prêt, le déconfinement sera plus strict.

 

Des départements plus ou moins impactés

 

À compter de ce jeudi 30 avril, Santé Publique France doit publier chaque jour les résultats des différents indicateurs, à travers une carte. Certains départements seront en vert, d’autres en rouge (déconfinement strict).

Depuis le début de la crise sanitaire, trois régions ont été fortement impactées : le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Île-de-France. En Bourgogne, les nouvelles sont plutôt encourageantes puisque pour la première fois depuis la fin du mois de mars, moins de 200 patients sont hospitalisés en réanimation. Même constat en Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine ou en Centre-Val de Loire, où le nombre d’hospitalisation est revu à la baisse, tout comme les patients en réanimation.