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Info locale

Des rassemblements féministes contre le gouvernement Castex à Tours, Orléans ou Angers

10 juillet 2020 à 07h21 Par Etienne Escuer
Des collectifs féministes ont manifesté à Paris ces derniers jours, critiquant la nomination de plusieurs ministres. Image d'illustration.
Crédit photo : Thomas COEX / AFP

Plusieurs collectifs féministes appellent à des rassemblements dans de nombreuses villes en France ce vendredi 10 juillet, pour protester contre la nomination de certains membres du gouvernement.

Les nominations de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l'Intérieur, et d'Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #MeToo, à la Justice, sont loin de faire l’unanimité. Plusieurs appels au rassemblement ont donc été lancés, à l’initiative de collectifs féministes. Une grande manifestation est annoncée devant l’Hôtel de ville de Paris à 18h ce vendredi, mais d’autres sont prévues en région. A Tours devant le Palais de justice à 17h, et à Orléans (Palais de justice), Angers (Place Saint Eloi), La Rochelle (Palais de justice) ou encore Poitiers (Place Charles de Gaulle) à 18h.

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« Quel message renvoie le gouvernement français aux femmes hésitant à porter plainte pour viol ? »

« Trois ans après #MeToo, l'État Français montre une nouvelle fois que le bien-être et la sécurité des femmes n'est pas une priorité. Quel message renvoie le gouvernement français aux femmes hésitant à porter plainte pour viol ? », écrivent notamment les organisatrices sur les réseaux sociaux. Dès mardi, lors de la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, des féministes avaient mené plusieurs actions, scandant « Darmanin violeur » et brandissant des pancartes « Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes ».

 

Le nouveau locataire de la place Bauveau a rappelé jeudi « avoir le droit à la présomption d'innocence », soulignant « qu'il y a eu trois décisions de justice, deux enquêtes préliminaires ont été classées sans suite et un non-lieu rendu par deux juges d'instruction ». La procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. De son côté, Eric Dupond-Moretti avait notamment estimé en 2018 « que siffler une femme, ça devienne une infraction pénale, c'est ahurissant », en plein débat sur la création d'un délit d'outrage sexiste.

 

(Avec AFP)