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Rédaction

Education / Est-ce la fin des rythmes scolaires ?

11 mai 2017 à 07h22 Par Rédaction

L'une des priorités d'Emmanuel Macron, c'est l'éducation. Le nouveau président s'était engagé pendant la campagne à mettre en place plusieurs mesures avant la rentrée de septembre. Parmi elles, celle sur la liberté des communes.

A Nevers, le Mans ou encore Tours, ces deux dernières années auront été marquées par de nombreuses grèves au sein de l’Education nationale. Une des raisons de ces grèves à répétition est sans doute la réforme des rythmes scolaires. Emmanuel Macron promet des changements. Le futur chef de l’Etat a de grands projets pour l’école en France. L’un de ses premiers chantiers devraient débuter durant l’été. Le futur chef de l’Etat prévoit de publier un décret qui permettra aux communes qui le souhaitent de revenir sur la réforme des rythmes scolaires.

Une mise en place difficile

Si l’idée ravit certains professionnels qui gèrent actuellement ces rythmes scolaires, elle devrait mettre un peu de temps avant de devenir réalité. En effet, certains ont passé des conventions avec des associations qui sont partenaires et ont engagé des budgets pour les années à venir. Tout rechanger en deux mois, une chose difficile à envisager au regard du temps que cela à pris pour tout mettre en place.

Une idée judicieuse mais bancale

Le principal problème des rythmes scolaires résidait dans son application. L’idée du gouvernement était de réinstaurer la classe le mercredi ou le samedi matin afin d’alléger les journées d’école des enfants. Mais le projet a mis du temps à voir le jour, en raison notamment de son organisation mais aussi du coût des activités périscolaires. En raison de la baisse des dotations de l’Etat, certaines communes se sont retrouvées dans l’incapacité d’appliquer la réforme.

Sous la nouvelle ère Macron, le futur chef de l’Etat a confirmé que ces dernières auraient jusqu’à 2019 pour préciser leur choix. Autrement dit, poursuivre la semaine de 5 jours ou revenir à celle de quatre avec ses six heures de classe quotidienne. Une satisfaction pour le président de l’Association des maires ruraux Vanik Berberian interrogé dans Aujourd’hui en France : « Il faut laisser le terrain s’organiser : les modes de vie ne sont pas les mêmes partout en France. »

Son de cloche contraire du côté de la FCPE (fédération des parents d’élèves) qui devrait adresser une lettre ouverte dès lundi à Emmanuel Macron pour faire part de son inquiétante devant ses mesures pour l’école.