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Rédaction

Education : la santé de la jeunesse se dégrade !

30 juin 2017 à 12h46 Par Rédaction

Comment vont nos étudiants ? Mal selon la dernière étude de la Smerep. Dans son dernier baromètre, la mutuelle étudiante dresse un constat inquiétant de la jeunesse française. Décryptage :

La Smerep tire la sonnette d’alarme. La mutuelle étudiante régionale a dévoilé hier son baromètre annuel. Le bilan est dramatique : la santé des lycéens et des étudiants se dégrade. Beaucoup se nourrissent moins bien qu’avant, dorment moins et ont tendance à plus se droguer.

Jeunes stressés, sommeil laissé de côté

La principale cause de dégradation de la santé des étudiants, c’est avant tout le problème de sommeil. Près d’un quart des jeunes interrogés avoue ne pas dormir suffisamment. La faute généralement au stress des études, en particulier durant la période des examens mais aussi des problèmes financiers (voir article sur le permis de conduire). Et parmi ces étudiants, un sur dix reconnaît avoir recours à des antidépresseurs, des anxiolytiques ou encore un autre type de médicament pour lutter contre ce stress.

Jeunes appauvris, mal bouffe garantie

Concernant les problèmes financiers, cela s’en ressent notamment dans les assiettes des lycéens et étudiants. En moyenne, ils consacrent 9€ par jour à la nourriture. Mais pour 4 jeunes sur 10, le budget quotidien ne dépasse pas les 5€. Difficile dans ces conditions de réaliser des repas équilibrés. C’est pourquoi le grignotage est devenu une activité récurrente pour combler ce manque. Problème, il peut entraîner des complications au niveau de la santé comme de l’hypertension artérielle, un excès de cholestérol ou encore de l’hyperglycémie.

 

Jeunes fêtards, fumeurs de pétards

C’est le troisième point important de cette étude : la drogue. Vie étudiante rime souvent avec soirées étudiantes. D’après l’enquête, ces dernières sont de plus en plus arrosées. Près d’un tiers des étudiants reconnait avoir déjà consommé une substance psychotique, un quart fume et plus de 8 jeunes sur 10 boivent de l’alcool.

Autre constat inquiétant, le manque d’impact des campagnes d’informations et de sensibilisation au sujet des rapports sexuels auprès des jeunes. Un tiers des lycéens et plus de la moitié des étudiants n’utilisent pas systématiquement de préservatifs pour se protéger. Enfin, même si la quasi-totalité des 14 – 22 ans affirme avoir été informé sur le virus durant leur scolarité, beaucoup de jeunes ignorent toujours comment il se transmet. Pire, certains pensent que l’on peut aujourd’hui guérir du Sida.