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Info générale

Et si l’État ne s’occupait plus des radars !

04 septembre 2017 à 10h12 Par Benoit Hanrot

Alors que les chiffres de la sécurité routière sont en hausse par rapport à l’an dernier, Gérard Collomb va poursuivre le travail de son prédécesseur Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur devrait confier les contrôles de vitesse sur les routes à des sociétés privées. Décryptage :

C’est officiel, le ministère de l’Intérieur veut recentrer le travail de ses équipes. Devant la catastrophe annoncée du nombre de tués sur les routes de France cette année (par exemple +59% d’accidents corporels en Indre-et-Loire entre juillet 2016 et juillet 2017), l’État a décidé de changer de stratégie. Il souhaite désormais confier à des sociétés privées les contrôles de vitesse des usagers. L’objectif affiché : permettre aux forces de l’ordre de se recentrer sur leurs missions de sécurité.

Un dispositif déjà mis en place

L’idée serait donc de confier les aspects matériels du contrôle de vitesse à des sociétés extérieures. En Normandie, une expérimentation est en cours depuis le mois de février. Cela a d’ailleurs suscité la colère de nombreuses associations d’automobilistes qui redoutent une hausse de la répression et accusent l’État de faire gonfler ses recettes. Concrètement, les radars embarqués, qui mobilisent actuellement deux gendarmes ou deux policiers, devraient à terme, devenir beaucoup plus redoutables.

Actuellement, les radars embarqués représentent 7,5% des contraventions pour excès de vitesse. Mais demain, ce chiffre devrait augmenter de manière exponentielle. En effet, les sociétés extérieures qui seront en charge du contrôle de la vitesse mettront forcément à disposition davantage de voitures à radar embarqué. Et surtout, ces véhicules pourront rouler plus longtemps : au moins 6h contre 1h30 actuellement pour les forces de l’ordre.

De son côté, Gérard Collomb assure que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse, « restera de la compétence des policiers ». De plus, les sociétés impliquées dans le projet « seront rémunérées au forfait et pas en fonction du nombre de procès-verbaux ».