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L'application StopCovid déployée le 2 juin

05 mai 2020 à 12h05 Par Etienne Escuer
Image d'illustration. StopCovid permettra de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au Covid-19.
Crédit photo : Pixabay

Le gouvernement a confirmé ce mardi 5 mai que l’application StopCovid serait mise en place le 2 juin prochain.

L'application StopCovid, qui doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus, sera prête le mois prochain, assure le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. « Aujourd'hui, on peut se dire qu'on sera prêt pour le 2 juin », a-t-il affirmé sur BFM Business. Le projet fait toujours l’objet de critiques, y compris dans la majorité, mais le Premier ministre Edouard Philippe a décidé de le maintenir, tout en promettant de le soumettre à un débat suivi d'un vote à l'Assemblée nationale.

Testée dès la semaine prochaine

Pour Cédric O, « le temps de développement avance relativement bien » et le calendrier est désormais établi. « Nous entrerons dès la semaine prochaine en phase de test, c'est-à-dire que nous reproduirons des situations réelles pour vérifier que l'application fonctionne bien. Ce qui nous permettrait je pense, si le Premier ministre et la conférence des présidents des assemblées en décident, de faire en sorte que nous puissions revenir devant les parlementaires dans la semaine du 25 mai pour envisager un déploiement lors de la deuxième phase du déconfinement à partir du 2 juin. » 

Sans Apple ni Google

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) devrait également se prononcer sur le sujet d'ici à la fin mai. Un partenariat avec les géants américains Apple et Google est toutefois exclu. « Nous avons refusé », indique le secrétaire d’Etat au Numérique, pour qui les solutions des deux entreprises « posent un certain nombre de problèmes en terme de protection de la vie privée et en terme d'interconnexion avec le système de santé. La maîtrise du système de santé, la lutte contre le coronavirus, c'est l'affaire des Etats, pas forcément celle des grandes entreprises américaines », estime Cédric O.

(Avec AFP)