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Info locale

La ferme des 4000 vaches va-t-elle voir le jour en Bourgogne ?

29 septembre 2017 à 08h41 Par Benoit Hanrot

C’est un projet d’une vaste ampleur qui divise en Bourgogne-Franche-Comté. Un éleveur de Saône-et-Loire souhaite agrandir son exploitation et ainsi accueillir plus de 4000 bovins. Mais de nombreux riverains ne l’entendent pas de cette oreille. Décryptage :

Daniel Viard voit grand. Ce propriétaire bourguignon souhaite agrandir son exploitation située à Digoin. Son objectif : exporter ses bêtes charolaises vers l’Est mais aussi le Maghreb, la Chine ou encore la Turquie. La Chambre d’agriculture lui a donné son accord pour l’ouverture de ce centre. Une structure qui sera composée de deux bâtiments qui serviront de centre de transit et de quarantaine. Seule condition pour Daniel Viard, que cette nouvelle structure ne soit pas créée sur son site actuel.

Un projet ultra contesté

Tout aurait pu être facile. Mais c’était sans compter sur l’intervention des riverains, dont l’opposition continue de grandir. Ces derniers craignent notamment de voir leur quotidien perturber en raison des mauvaises odeurs, des allées et venus incessantes de camions ou encore de risques de pollution de l’eau.

D’ailleurs, une pétition a été lancé par l’association Agir pour l’environnement. Le document a déjà recueilli des dizaines de milliers de signatures. De son côté, la désormais grande figure nationale de la cause animale, Brigitte Bardot, a décidé de s’emparer du dossier. Elle a écrit au ministre de l’Agriculture pour dénoncer ce projet qu’elle qualifie de « ferme-usine ».

Pas de soutien de la Confédération paysanne

Si l’éleveur pensait obtenir un soutien de sa profession, il a du être déçu. Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, le syndicat agricole a fait savoir par le biais de son porte-parole national qu’il n’appréciait pas cette dérive industrielle, qui consistait « à faire du volume, du volume, du volume ». D’ailleurs, il a demandé l’arrêt pur et simple de ce projet. La décision finale reviendra au commissaire enquêteur qui doit rendre ses conclusions d’ici fin octobre ou début novembre.