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Info locale

La vie compliquée sans les contrats aidés

22 septembre 2017 à 08h06 Par Benoit Hanrot

C’est sûrement l’une des mesures les plus controversées prises par le gouvernement d’Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat : la suppression des contrats aidés. Une mesure polémique qui met dans l’embarras bon nombre d’entreprises mais surtout d’associations. Décryptage :

Le Premier ministre Edouard Philippe a tenté d’arrondir les angles hier. Il a annoncé que 20 000 contrats aidés seront financés en 2018, « intégralement dans le secteur non marchand ». Deux secteurs seront ciblés en priorité : l’urgence sanitaire et sociale et l’accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire.

Edouard Philippe a également ajouté que ces contrats aidés bénéficieront aussi à l’outre-mer et aux communes rurales. Ils comporteront également une « exigence de formation ». Une annonce qui survient après la grogne décrétée par les élus contre le gouvernement après la décision prise cet été de baisser leur nombre.

 

Des associations, des entreprises et des institutions en difficulté

En Indre-et-Loire, une quarantaine de personnes s’est rassemblée mercredi devant la préfecture de Tours pour protester contre la suppression de ces contrats aidés. A l’académie d’Orléans-Tours, 839 contrats sont concernés.

Dans l’Indre, c’est aussi l’éducation nationale qui est impactée par cette mesure. Une centaine de postes pourrait être remplacée dans les mois qui viennent dans les écoles du département. Conséquences : les professeurs craignent une surcharge de travail pour les enseignants.

Dans le Cher près de Bourges, à Senneçay, ce sont les parents d'élèves qui s'occupent bénévolement de la cantine à l’école. Début septembre, le maire de la commune a appris que les deux contrats aidés sur lesquels ils comptaient, étaient suspendus. Il a donc lancé un appel au bénévolat. Une solution de repli... mais pour combien de temps.

Enfin à Vierzon, l’existence de l’AJCV, Association des Jeunes Créateurs Vierzonnais est tout simplement remise en cause. Résultat, le gel des contrats remet en cause les activités. Cela concerne le centre de loisirs, l’alphabétisation et l’accompagnement de la scolarité.