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Le contrôle technique va bientôt se durcir !

04 décembre 2017 à 06h41 Par Benoit Hanrot
Crédit photo : Le contrôle technique devrait coûter plus cher en 2018 / Pixabay

A compter de mai 2018, le contrôle technique va durer plus longtemps. Les professionnels prendront plus de temps car ils auront davantage de points à vérifier. Un changement qui devrait également vous coûter plus cher si des réparations supplémentaires sont demandées. Décryptage :

Faire le contrôle technique, c’est devenu quelque chose banal pour tous les automobilistes. Quatre ans la première fois puis une fois tous les deux ans. Mais les nouvelles mesures de 2018 ne risquent pas de passer inaperçues. En particulier pour notre portefeuille.

Des changements pour les contrôleurs… et les usagers

En effet, à compter du mois de mai prochain, les mécaniciens devront vérifier non pas 123 mais 132 points. Une modification qui va allonger la durée du contrôle technique mais aussi le coût de ce contrôle pour l’automobiliste (il est passé de 40€ en 1992 à environ 65€ en 2016). D’autre part, les contres visites vont également augmenter en nombre et très certainement devenir payantes. Jusqu’à présent, lorsque le contrôleur technique repérait des avaries ou des défauts lors de la visite, le conducteur avait obligation de faire les réparations sous un délai de deux mois mais le véhicule pouvait continuer de rouler. Ce ne sera plus le cas prochainement.

Avec la nouvelle version, le contrôle se décompose en trois parties : la détection des défaillances dîtes « mineures », qui sont signalées mais n’entraînent pas pour l’automobiliste d’obligation de réparation. Des défaillances dîtes « majeures » comme des pneus usés ou une fissure de pare-brise et désormais des défaillances dîtes « critiques » dans lesquelles on retrouve une fuite de liquide de frein, une serrure qui se bloque inopinément ou encore des feux stop qui ne s’allument plus.

Quelles sont les sanctions encourues ?

Si ce dernier cas se présente, le contrôleur ne pourra pas immobiliser votre véhicule à proprement parler. En revanche, il pourra toujours appliquer sur votre pare-brise une vignette « défaillance critique » valable jusqu’au soir seulement, qui vous interdit de circuler le lendemain du jour du contrôle initial. En théorie, vous ne pourrez rouler que pour vous rendre à l’endroit où vous allez réaliser vos réparations. Les contrevenants risquent une amende de 135€, 90€ si vous payez immédiatement.