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Rédaction

Nièvre : un adolescent violenté et humilié pour des SMS

22 juin 2017 à 21h58 Par Rédaction

C'est une agression d'une rare violence qu'a décrite Axel Schneider, la vice-procureure de la République de Nevers. Celle d'un jeune Decizois de 15 ans, séquestré et frappé par de soi-disant amis pour une histoire de messages tendancieux. Récit :

Deux jeunes de 18 ans viennent d’être condamnés à un an de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Durant ces deux années, ils devront se former et chercher un travail pour indemniser leur victime, tout en ayant interdiction d’entrer en contact avec elle ou avec ses parents. Cette victime, c’est Teddy, un jeune sans histoire, qui a vu sa vie basculer le 15 février dernier.

Tout est parti d’une simple drague par SMS

Quelques jours avant son agression, Teddy avait envoyé quelques messages tendancieux à une jeune fille de son âge. En l’occurrence, la petite-amie d’un de ses copains, Arthur 18 ans. Cette dernière lui en a fait part, mais aussi à toute sa bande d’amis. En guise de vengeance, Arthur décide alors de contacter sa victime et de lui donner rendez-vous dans un parc. Mais cette dernière va tomber dans un guet-apens.

Une agression sur fond de misère sociale

Teddy est tabassé par tout le groupe, qui a lui faire vivre un véritable calvaire : cigarettes écrasées sur la tête, crachats au visage, bouteille d’urine renversée sur lui mais aussi ligotage puis enfermement dans une poubelle. L’agression dure deux heures. Arthur ira même jusqu’à lui faire lécher le pot d’échappement de sa moto puis à le menacer de représailles avec de l’essence et un briquet s’il répète quoique ce soit.

Pas d’explications devant les juges

A la barre du tribunal correctionnel de Nevers, les rires se sont transformés en silence. Les prévenus, Kevin et Arthur, lâchent de temps à autre un petit « Je m’excuse » mais difficile pour eux d’expliquer leur geste. Ils écopent finalement d’une peine avec sursis plus l’obligation de travailler pour indemniser Teddy. Dernier point dérangeant de ce dossier : des témoins de la scène ne seraient pas intervenus. Dans quel monde vivons-nous ? A méditer.