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Rédaction

Peut-on refuser de travailler pour sa journée de solidarité ?

01 novembre 2016 à 12h13 Par Rédaction

Chaque année, l'ensemble des salariés doit travailler une journée (souvent un jour férie) non rémunérée mais la question est: peut-on refuser de travailler pour sa journée de solidarité ?

La réponse est assez claire: NON!

Le salarié ne peut pas refuser de venir travailler la journée de solidarité. S'il refuse l'employé s'expose de la part de son patron à:

-->une retenue sur salaire, lorsque la journée choisie est habituellement non travaillée. Il convient de faire attention pour les salariés temporaires, intermittents, saisonniers et les travailleurs à domicile, la retenue sur salaire n'est possible que si la journée de solidarité leur a été payée normalement.

-->sanctionner voir licencier le salarié pour faute. Note quand même que le refus de la date retenue par l'employeur ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement à partir du moment où elle est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, avec le suivi d'un enseignement scolaire ou supérieur, ou avec une autre activité professionnelle (C. trav., art. L. 3123-24).

Sous condition d'accord, le salarié peut poser un jour de congé (congé payé légal, congé conventionnel, d'ancienneté ou de RTT) pour le jour fixé pour la journée de solidarité.