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Rédaction

Que risque-t-on à mentir sur un CV?

05 octobre 2016 à 13h11 Par Rédaction

Certains n'hésitent pas à mentir sur leur CV pour pouvoir obtenir un poste quitte parfois à avoir de très gros problèmes comme cet homme de 58 ans qui exerçait illégalement la profession d'architecte depuis 30 ans et qui a été arrêté cette semaine selon le Parisien.

On fait un point sur ce qu'on vous risquez en cas de mensonge sur votre CV.

-Avant d'être embauché

En France, on n'a pas un système pour vérifier la véracité d'un CV contrairement aux anglo-saxons. Même si depuis 1992, une loi prévoit que l’employeur a le droit et le devoir de vérifier les informations présentes sur un CV. S'il ne le fait pas, c'est lui qui pourra être accusé en cas de litige.

Du coup dans beaucoup d'entreprises c'est les entretiens qui se sont durcis afin de déceler le vrai du faux. Si juridiquement un candidat qui a menti sur son CV à ce moment là ne risque pas grand chose, il peut quand même de se voir "grillé" ou "black-listé" dans la profession recherchée.

-Après l'embauche

Si une anomalie ou une fraude est averée sur le cv du salarié, malheureusement l'employeur ne pourra pas y faire grand chose comme le rappelle la loi de 1992 car il n'y a pas de règles particulières dans le code du travail.

Le conseil des prud’hommes étudie les dossiers au cas par cas donc rien n'est certain pour le salarié car ça dépent bien entendu de la taille de la fraude et du maquillage fait sur le CV. Cela dépendra aussi de la compétence du salarié, s'il était bon dans l'emploi mais qu'il a menti, le conseil sera plus clément.

Par contre si vous mentez sur un diplôme ou une expérience professionnelle complétement montée, vous serez licencié pour faute.

-Du mensonge au pénal

Il y a des secteurs où le diplôme tient lieu d’attestation de compétences et il est impossible d’exercer sans détenir réellement le précieux papier comme pour les médecins, les avocats, les experts-comptables ou les architectes.

Les fraudeurs peuvent alors être poursuivis en justice pour faux et usage de faux ou exercice illégal. Et les peines peuvent monter jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.