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Info locale

Sarthe et Maine-et-Loire : à la chasse au glyphosate !

19 février 2019 à 06h10 Par Alicia Mechin
Crédit photo : Pixabay

L’association « Campagne glyphosate » a désormais une antenne dans la Sarthe et le Maine-et-Loire. Elle souhaite organiser des analyses d’urines d’habitants, pour identifier la présence éventuelle de glyphosate.

Y a-t-il du glyphosate dans vos urines ? C’est à cette question que l’association va tenter de répondre. Elle est née il y a un an en Ariège, et depuis, une quarantaine d’antennes régionales ont vu le jour. Toutes ont alors le même objectif : faire des analyses d’urine des personnes volontaires, pour détecter la présence éventuelle de glyphosate, et ensuite porter plainte. L’antenne Campagne Glyphosate 49 72 compte alors mener la même action au mois de mars. Précisions de Bruno Rochard, membre de l’association :

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Plusieurs réunions sont alors organisées pour informer les volontaires, et leur expliquer les démarches qui seront entreprises. La dernière réunion aura lieu le 8 mars. Les participants seront alors convoqués ultérieurement pour faire les analyses.

 

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Les volontaires doivent alors s’inscrire sur le site de l’antenne régionale, soit pour assister à une réunion d’informations, soit pour participer aux analyses. Il faut savoir que l’analyse est facturée 85 euros par personne, auquel il faudra ajouter les coûts d’envoi et les frais d’huissier.

« Faire bouger les lignes »

Une fois les résultats d’analyses collectés, Campagne Glyphosate 49 72 entend déposer plainte, comme les autres antennes régionales, auprès du Pôle Santé Publique du Tribunal de Grande Instance de Paris, au Printemps prochain. « Il ne faut pas lâcher le truc, explique Bruno Rochard, on a bon espoir un jour ou l’autre de faire interdire cette molécule ».

A noter qu’à ce jour, la dangerosité du glyphosate n’a pas été officiellement reconnue. Seul le Centre international de recherche sur le cancer, rattaché à l’Organisation Mondiale de la Santé, a jugé la molécule « cancérigène probable ». Plus récemment, le 1er janvier dernier, la France a décidé d’interdire l’usage du glyphosate pour les particuliers.