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Info locale

Sarthe : quand les œufs contaminés profitent à Loué !

20 septembre 2017 à 15h22 Par Diane Thibaudier

Cet été, l'affaire du fipronil a choqué de nombreux consommateurs, qui préfèrent désormais se tourner vers des œufs bios ou label rouge.

Et c’est l’entreprise Loué qui en profite ! Conséquence directe du scandale du fipronil, les consommateurs se fournissent désormais auprès de producteurs qui proposent des œufs bios notamment. Lors de cette affaire cet été, de nombreux contrôles avaient été réalisés sur les œufs français. Résultat, aucune trace de l’insecticide et acaricide n’a été retrouvée dans les œufs produits en France, mais ça n’a pas suffit à rassurer les familles.

Et comme le malheur des uns fait bien souvent le bonheur des autres… les commandes ont augmenté de 7% dès les premiers jours après le scandale chez Loué !

Il faut augmenter la production d'un tiers

 Aujourd’hui, le soufflé n’est pas encore retombé, les commandes d’œufs bios et label rouge continuent d’exploser. Tellement, qu’il est devenu difficile de répondre à la demande. Et pourtant, l’entreprise sarthoise produit quelques 2 millions d’œufs par jour ! Et les 130 salariés du centre de conditionnement des œufs Loué, installé à La Bazoge, travaillent d’arrache-pied de 6h à 19h, et ce 6 jours sur 7. Rien n’y fait, la demande reste toujours plus forte que la production du groupe sarthois. Loué n’arrive pas à fournir tout le monde et certaines commandes ne sont pas honorées dans les temps. Pour venir à bout des demandes, le centre de conditionnement des œufs de Loué devrait être agrandi prochainement. Un projet prévu sur 3 ans afin d’augmenter la production d’un tiers. Pour y arriver, 25 nouveaux éleveurs de poules devraient s’associer à l’entreprise sarthoise.

Pour rappel, le scandale du fipronil avait touché des millions d’œufs en provenance des Pays-Bas et de la Belgique. Les œufs contaminés avaient été vendus à des entreprises qui produisent des gâteaux, notamment en Belgique, en Suède, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas mais aussi en France. La société Igrepa avait été touchée dans le Maine-et-Loire par exemple. Des gaufres, des galettes et des gâteaux avaient dû être retirés des magasins français.