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Tout savoir des élections sénatoriales, prévues ce dimanche

25 septembre 2020 à 07h20 Par Etienne Escuer
Le Sénat français.
Crédit photo : Commons - Romain Vincens

Des élections sénatoriales ont lieu ce dimanche 27 septembre. On vote dans la moitié des départements français, pour renouveler 172 sièges au Sénat.

Le Sénat est renouvelé pour moitié tous les 3 ans, suivant les numéros de département. La série actuelle, la série 2, regroupe les départements de l’Ain (01) jusqu’à l’Indre (36), puis du Bas-Rhin (67) au territoire de Belfort (90) à quelques exceptions près, ainsi que plusieurs collectivités d’outre-mer. La Sarthe, l’Yonne, la Saône-et-Loire, l’Allier, l’Indre, le Cher, l’Eure-et-Loir, la Haute-Vienne, la Vienne, les Deux-Sèvres, la Charente ou encore la Charente-Maritime sont donc concernés.

Quelles sont les règles du scrutin ?

Les règles du scrutin sont particulièrement complexes. Il se déroule au suffrage universel indirect. Tous les Français ne sont donc pas invités à aller voter, seulement un collège de grands électeurs. Ce collège regroupe les députés et sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, ainsi que les délégués des conseils municipaux. Leur vote est obligatoire. Dans les départements où il faut élire un ou deux sénateurs (en fonction de la population du territoire), vous votez au scrutin majoritaire à deux tours, c’est-à-dire pour un candidat (et son suppléant, sachant que tous les deux doivent être de sexe différent). Ceux qui obtiennent le plus de voix, au premier et au second tour si besoin, sont élus. A partir de trois sénateurs, vous votez en revanche pour une liste (composée alternativement de personnes de chaque sexe), sans panachage possible, sur un seul tour. La répartition des sièges se fait alors de manière proportionnelle en fonction des résultats.

 

Le rôle du Sénat

Mais concrètement, à quoi sert le Sénat ? Composé de 348 membres, il est la deuxième chambre du Parlement, avec l’Assemblée nationale. Les sénateurs siègent pour 6 ans et représentent les collectivités territoriales. Comme l’Assemblée nationale, le Sénat est en charge du travail législatif et les lois font la navette entre les deux chambres. Toutefois, en cas de désaccord, ce n’est pas le Sénat qui a le dernier mot. Il ne peut pas non plus renverser le gouvernement, mais ce dernier ne peut pas le dissoudre.

Le Sénat s’est retrouvé sous les feux des projecteurs ces dernières années grâce à ses commissions d’enquête, comme pour l’affaire Benalla. A noter que si le président de la République meurt ou démissionne, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim. Cela s’est produit deux fois sous la Cinquième République. Alain Poher a remplacé pour quelques semaines le Général de Gaulle puis Georges Pompidou.

Les enjeux de cette élection

Le scrutin de ce dimanche ne devrait pas chambouler l’équilibre du Sénat, historiquement ancré à droite. Déjà majoritaire, la droite tentera de consolider son pouvoir en grappillant quelques sièges supplémentaires. LREM, qui ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de sénateurs, tentera de limiter la casse sur cette élection qui favorise des partis déjà bien installés dans les territoires. Les écologistes, eux, essayeront de surfer sur la vague des municipales et de franchir le seuil nécessaire à la constitution d’un groupe parlementaire (au moins 10 sénateurs). Le seul siège du RN est remis en jeu pour cette élection et le parti pourrait disparaître du Sénat.