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La Minute Eco : la vérité sur le e-commerce en temps de crise

Il est bon parfois de rétablir certaines vérités, surtout quand on a beaucoup beaucoup propagé la rumeur.

L’an dernier à l’occasion du premier confinement et dans une moindre mesure, du second, les cybercommerçants, et en particulier Amazon, ont été accusés de profiter de la crise. On nous a décrit des géants du e-commerce doublant, triplant quadruplant leur chiffre d’affaires, en le piquant aux commerçants fermés bien malgré eux.

La réalité est toute autre : en 2020, le chiffre d’affaires du e-commerce a progressé de 8,5 %. Vous me direz, c’est déjà beaucoup quand on le compare à ceux qui ont perdu, 50, 60, 70 % ou plus, mais le fameux transfert évoqué à moindre reprises n’a pas eu lieu. La preuve : le chiffre d’affaires du e-commerce français avait plus progressé entre 2019 et 2020.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que dans ce chiffre d’affaires, une partie a été réalisée par de nouveaux entrants : essentiellement des commerces traditionnels qui se sont mis à vendre en ligne sur les places de marché d’Amazon, CDiscount ou encore Ebay.

Il faut cependant aussi rappeler que dans les ventes en ligne, on compte en temps normal les ventes de voyages, de places de théâtre ou de concerts, et d’entrées de parcs d’attraction ; et là, malheureusement, bien évidemment les chiffres ne sont pas bons.

Mais pour être complet sur le sujet, retenez que pour 10 euros dépensés par les consommateurs français chez des commerçants l’an dernier, 1 seul l’a été en ligne.

Il est bon parfois de rétablir certaines vérités, surtout quand on a beaucoup beaucoup propagé la rumeur. L’an dernier à l’occasion du premier confinement et dans une moindre mesure, du second, les cybercommerçants, et en particulier Amazon, ont été accusés de profiter de la crise. On nous a décrit des géants du e-commerce doublant, triplant quadruplant leur chiffre d’affaires, en le piquant aux commerçants fermés bien malgré eux. La réalité est toute autre : en 2020, le chiffre d’affaires du e-commerce a progressé de 8,5 %. Vous me direz, c’est déjà beaucoup quand on le compare à ceux qui ont perdu, 50, 60, 70 % ou plus, mais le fameux transfert évoqué à moindre reprises n’a pas eu lieu. La preuve : le chiffre d’affaires du e-commerce français avait plus progressé entre 2019 et 2020. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que dans ce chiffre d’affaires, une partie a été réalisée par de nouveaux entrants : essentiellement des commerces traditionnels qui se sont mis à vendre en ligne sur les places de marché d’Amazon, CDiscount ou encore Ebay. Il faut cependant aussi rappeler que dans les ventes en ligne, on compte en temps normal les ventes de voyages, de places de théâtre ou de concerts, et d’entrées de parcs d’attraction ; et là, malheureusement, bien évidemment les chiffres ne sont pas bons. Mais pour être complet sur le sujet, retenez que pour 10 euros dépensés par les consommateurs français chez des commerçants l’an dernier, 1 seul l’a été en ligne.

08 février 2021

La Minute Eco : remplacer “stop pub” par “oui pub” sur nos boîtes aux lettres

En début de semaine, je suis allé vider une boîte aux lettres professionnelle que je ne consulte qu’une fois par trimestre. Normal : désormais, on reçoit quasiment tout par mail. Et en effet, à l’intérieur, il y avait une seule facture, des tas de courriers administratifs parfaitement inutiles, des relevés bancaires que j’ai aussi en ligne et.... un tombereau de publicités. Pour dire les choses autrement, ma boîte était remplie à 95 % de prospectus, catalogues et courriers publicitaires envoyés par la Poste en tous genres.

Bien sûr, on peut toujours essayer de mettre un autocollant “stop pub” sur sa boîte aux lettres... 1 Français sur 3 l’utilise, et 1 sur 4 envisage de le faire bientôt.

Mais ceux qui ont déjà l’autocollant sur leur boîte aux lettres peuvent témoigner : ça ne marche pas à tous les coups.

C’est pour cette raison qu’un projet de loi est visiblement en préparation. Il vise à remplacer “stop pub” par “oui pub”.

Concrètement, si une telle loi est adoptée, seuls ceux qui auront apposé un autocollant “oui pub” sur leur boîte aux lettres recevront prospectus et catalogues. En réalité, la mesure n’aura rien d’automatique : elle devra être confirmée au niveau local, par exemple, par un arrêté municipal.

Paradoxe : quand on demande aux Français s’ils reçoivent trop de publicités dans leur boîte aux lettres, ils répondent oui. Mais quand on leur demande s’ils font des bonnes affaires grâce aux offres promotionnelles et aux catalogues, ils répondent aussi très majoritairement oui.

En réalité, le problème n’est pas de recevoir de la pub, mais de pouvoir recevoir la pub que l’on désire, et ça, pour l’instant, il n’y a pas de solution.

En début de semaine, je suis allé vider une boîte aux lettres professionnelle que je ne consulte qu’une fois par trimestre. Normal : désormais, on reçoit quasiment tout par mail. Et en effet, à l’intérieur, il y avait une seule facture, des tas de courriers administratifs parfaitement inutiles, des relevés bancaires que j’ai aussi en ligne et.... un tombereau de publicités. Pour dire les choses autrement, ma boîte était remplie à 95 % de prospectus, catalogues et courriers publicitaires envoyés par la Poste en tous genres. Bien sûr, on peut toujours essayer de mettre un autocollant “stop pub” sur sa boîte aux lettres... 1 Français sur 3 l’utilise, et 1 sur 4 envisage de le faire bientôt. Mais ceux qui ont déjà l’autocollant sur leur boîte aux lettres peuvent témoigner : ça ne marche pas à tous les coups. C’est pour cette raison qu’un projet de loi est visiblement en préparation. Il vise à remplacer “stop pub” par “oui pub”. Concrètement, si une telle loi est adoptée, seuls ceux qui auront apposé un autocollant “oui pub” sur leur boîte aux lettres recevront prospectus et catalogues. En réalité, la mesure n’aura rien d’automatique : elle devra être confirmée au niveau local, par exemple, par un arrêté municipal. Paradoxe : quand on demande aux Français s’ils reçoivent trop de publicités dans leur boîte aux lettres, ils répondent oui. Mais quand on leur demande s’ils font des bonnes affaires grâce aux offres promotionnelles et aux catalogues, ils répondent aussi très majoritairement oui. En réalité, le problème n’est pas de recevoir de la pub, mais de pouvoir recevoir la pub que l’on désire, et ça, pour l’instant, il n’y a pas de solution.

05 février 2021

La Minute Eco : petits coups de pouce aux étudiants dans la galère

Je m’adresse aujourd’hui aux 2,6 millions d’étudiants qui sont nombreux, comme beaucoup d’autres catégories de Français, à être dans la galère : la disparition quasi totale des petits boulots d’un côté, et la baisse des revenus des parents de l’autre, ce qui limite ou empêche les coups de pouce, en met des centaines de milliers dans une situation de galère monumentale.

On ne peut donc que saluer le geste d’Intermarché à leur intention. Jusqu’à lundi prochain, les étudiants qui dépenseront 20 euros dans l’un des 1 840 magasins du groupe recevront en retour un bon d’achat de 10 euros. Bien évidemment, on peut se mettre à plusieurs pour atteindre le seuil des 20 euros, et se partager ensuite le bon d’achat.

Maintenant, si vous avez des étudiants dans votre entourage, par exemple, sur le même palier ou dans le même immeuble, en temps normal, je vous dirai bien de les inviter à dîner.

Mais à cause de la pandémie, ce n’est pas la meilleure idée du monde. Alors, revenons-en aux bonnes vieilles méthodes, celles que m’ont transmises mes parents avec la place du pauvre qui restait vide à table : quand vous préparez un plat familial, gardez une part et offrez-là à ce voisin ou cette voisine étudiante. Même s’il n’est pas autant en galère que d’autres, ça lui fera forcément plaisir, mais aussi du bien... La même chose est aussi valable pour cette personne âgée que l’on ne croise pas souvent, et qui en ce moment, n’ose plus sortir, ou pour cette maman qui élève seule son enfant...

Je m’adresse aujourd’hui aux 2,6 millions d’étudiants qui sont nombreux, comme beaucoup d’autres catégories de Français, à être dans la galère : la disparition quasi totale des petits boulots d’un côté, et la baisse des revenus des parents de l’autre, ce qui limite ou empêche les coups de pouce, en met des centaines de milliers dans une situation de galère monumentale. On ne peut donc que saluer le geste d’Intermarché à leur intention. Jusqu’à lundi prochain, les étudiants qui dépenseront 20 euros dans l’un des 1 840 magasins du groupe recevront en retour un bon d’achat de 10 euros. Bien évidemment, on peut se mettre à plusieurs pour atteindre le seuil des 20 euros, et se partager ensuite le bon d’achat. Maintenant, si vous avez des étudiants dans votre entourage, par exemple, sur le même palier ou dans le même immeuble, en temps normal, je vous dirai bien de les inviter à dîner. Mais à cause de la pandémie, ce n’est pas la meilleure idée du monde. Alors, revenons-en aux bonnes vieilles méthodes, celles que m’ont transmises mes parents avec la place du pauvre qui restait vide à table : quand vous préparez un plat familial, gardez une part et offrez-là à ce voisin ou cette voisine étudiante. Même s’il n’est pas autant en galère que d’autres, ça lui fera forcément plaisir, mais aussi du bien... La même chose est aussi valable pour cette personne âgée que l’on ne croise pas souvent, et qui en ce moment, n’ose plus sortir, ou pour cette maman qui élève seule son enfant...

04 février 2021

La minute Eco : la pub sur les radios du service public signe la mort des radios privées

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de votre radio préférée, car l’heure est grave. Avant ou après la Minute Eco, avant ou après une chanson, et en tout cas plusieurs fois par heure, nous diffusons des spots publicitaires. Sachez-le : ce sont ces spots publicitaires qui permettent à votre radio d’exister : ils financent les émetteurs, les artistes compositeurs et les maisons de disques, le salaire des techniciens et des animateurs, et tous les chroniqueurs, dont votre serviteur.

Les radios privées ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour fonctionner.

Or, aujourd’hui, le gouvernement souhaite autoriser les radios de service public à accéder sans aucune limite au marché publicitaire.

Pourtant, Radio France et ses 7 radios de service public disposent d’un budget de fonctionnement de 630 millions d’euros. Une somme financée à 90 % par vos impôts, grâce à la fameuse redevance audiovisuelle.

En face, les quelque 330 radios privées commerciales françaises disposent d’un budget d’un peu plus de 500 millions d’euros : c’est la taille du marché publicitaire de la radio en France.

Vous avez compris le problème : 330 radios privées financées par 500 millions d’euros de publicité, font face à sept radios de service public qui disposent déjà de 630 millions d’euros de budget. Des radios qui ont en prime déjà le droit de diffuser de la publicité : le service public a pris 10 % du marché français l’an dernier.

Si l’Etat débloque totalement l’accès à la pub pour le service public, c’est votre radio qui est menacée de disparition. Pas dans cinq ans, mais dès cette année.

Alors, si vous n’êtes pas d’accord, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrivez à votre député, son adresse se trouve sur le site de l’Assemblée nationale. Merci pour votre soutien et à demain !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de votre radio préférée, car l’heure est grave. Avant ou après la Minute Eco, avant ou après une chanson, et en tout cas plusieurs fois par heure, nous diffusons des spots publicitaires. Sachez-le : ce sont ces spots publicitaires qui permettent à votre radio d’exister : ils financent les émetteurs, les artistes compositeurs et les maisons de disques, le salaire des techniciens et des animateurs, et tous les chroniqueurs, dont votre serviteur. Les radios privées ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour fonctionner. Or, aujourd’hui, le gouvernement souhaite autoriser les radios de service public à accéder sans aucune limite au marché publicitaire. Pourtant, Radio France et ses 7 radios de service public disposent d’un budget de fonctionnement de 630 millions d’euros. Une somme financée à 90 % par vos impôts, grâce à la fameuse redevance audiovisuelle. En face, les quelque 330 radios privées commerciales françaises disposent d’un budget d’un peu plus de 500 millions d’euros : c’est la taille du marché publicitaire de la radio en France. Vous avez compris le problème : 330 radios privées financées par 500 millions d’euros de publicité, font face à sept radios de service public qui disposent déjà de 630 millions d’euros de budget. Des radios qui ont en prime déjà le droit de diffuser de la publicité : le service public a pris 10 % du marché français l’an dernier. Si l’Etat débloque totalement l’accès à la pub pour le service public, c’est votre radio qui est menacée de disparition. Pas dans cinq ans, mais dès cette année. Alors, si vous n’êtes pas d’accord, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrivez à votre député, son adresse se trouve sur le site de l’Assemblée nationale. Merci pour votre soutien et à demain !

03 février 2021

La Minute Eco : quitte à porter les couleurs nationales, autant que ce soit du "made in France" !

Il n’y a pas si longtemps, il était banal de porter un T-shirt ou un blouson avec un drapeau américain dessus. Sur les scooters et les casques de moto, le drapeau italien faisait chic. Et les conducteurs de Mini narguent les autres automobilistes avec des feux stylisant l’Union Jack, quand il n’est pas peint en immense sur leur toit.

Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de trouver des produits arborant un petit ou un grand drapeau tricolore, ou mieux encore, mettant en scène les couleurs nationales. Pas plus tard qu’hier, j’ai acheté à un de mes garçons un magnifique polo bleu blanc rouge dans un supermarché.

On ne peut que se réjouir du fait que le drapeau français soit à la mode, et qu’il permette de distinguer certains produits des autres.

Encore faudrait-il que la mise en avant des couleurs nationales soit cohérente : autrement dit, que le produit en question soit réellement made in France. Et c’est malheureusement assez rarement le cas.

Depuis quelques jours, une pétition lancée par l’ancien ministre Yves Jego réclame de réserver l’utilisation des drapeaux français aux seuls produits réellement fabriqués en France. Une mesure qui existe déjà pour les aliments transformés, et permet aux consommateurs d’acheter à 60 % du “made in France”. Si les Français achetaient aussi à 60 % des vêtements fabriqués en France, l’industrie textile pourrait créer plus de 100 000 emplois dans l’Hexagone en quelques années.

Si la pétition vous intéresse, vous la trouverez sur change.org, “protégeons nos produits”.

Il n’y a pas si longtemps, il était banal de porter un T-shirt ou un blouson avec un drapeau américain dessus. Sur les scooters et les casques de moto, le drapeau italien faisait chic. Et les conducteurs de Mini narguent les autres automobilistes avec des feux stylisant l’Union Jack, quand il n’est pas peint en immense sur leur toit. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de trouver des produits arborant un petit ou un grand drapeau tricolore, ou mieux encore, mettant en scène les couleurs nationales. Pas plus tard qu’hier, j’ai acheté à un de mes garçons un magnifique polo bleu blanc rouge dans un supermarché. On ne peut que se réjouir du fait que le drapeau français soit à la mode, et qu’il permette de distinguer certains produits des autres. Encore faudrait-il que la mise en avant des couleurs nationales soit cohérente : autrement dit, que le produit en question soit réellement made in France. Et c’est malheureusement assez rarement le cas. Depuis quelques jours, une pétition lancée par l’ancien ministre Yves Jego réclame de réserver l’utilisation des drapeaux français aux seuls produits réellement fabriqués en France. Une mesure qui existe déjà pour les aliments transformés, et permet aux consommateurs d’acheter à 60 % du “made in France”. Si les Français achetaient aussi à 60 % des vêtements fabriqués en France, l’industrie textile pourrait créer plus de 100 000 emplois dans l’Hexagone en quelques années. Si la pétition vous intéresse, vous la trouverez sur change.org, “protégeons nos produits”.

02 février 2021

La Minute Eco : consommateurs victimes d’injustice? Battez-vous!

A plusieurs reprises, je vous ai expliqué dans la Minute Eco qu’il fallait parfois se battre quand on est consommateur et que l’on s’estime victime d’une injustice. La principale, bien entendu, c’est de voir les conditions d’une relation commerciale changer unilatéralement.

Les champions en la matière sont les opérateurs mobiles : pas un jour ne passe sans qu’ils ne lancent un nouveau forfait, avec un prix différent, pour un volume de data différent. Comme si l’on pouvait avoir besoin ou envie de 60 Gigas en janvier, 200 en mars, puis seulement 30 en avril.

Le problème, c’est qu’ils ne se contentent pas de changer leurs offres et leurs tarifs pour leurs nouveaux clients : ils les changent aussi pour les anciens, le plus souvent, malgré leurs clients.

C’est ce qu’on fait à plusieurs reprises ces derniers mois les opérateurs B&You de Bouygues Télécom et Red de SFR, en augmentant le tarif de certains de leurs abonnements, en échange de quelques gigas de données en plus en France ou l’étranger, ce qui vous en conviendrez, surtout en ce moment, ne sert pas vraiment à grand-chose. Une augmentation des prix parfaitement légale, quand bien même les offres étaient assorties de promesses de tarif garanti à vie chez Red de SFR.

C’est là que le conseil de se battre intervient. Des clients déterminés sont parvenus à faire plier l’opérateur, et ont obtenu le retour à l’ancien tarif, même après avoir essuyé plusieurs refus. Mais pour cela, ils ont insisté, relançant à plusieurs reprises le service client, par chat, et par téléphone.

En résumé, quel que soit votre souci en tant que consommateur, retenez que 100 % de ceux qui ont obtenu gain de cause se sont battus. C’est beaucoup moins vrai pour les autres...

A plusieurs reprises, je vous ai expliqué dans la Minute Eco qu’il fallait parfois se battre quand on est consommateur et que l’on s’estime victime d’une injustice. La principale, bien entendu, c’est de voir les conditions d’une relation commerciale changer unilatéralement. Les champions en la matière sont les opérateurs mobiles : pas un jour ne passe sans qu’ils ne lancent un nouveau forfait, avec un prix différent, pour un volume de data différent. Comme si l’on pouvait avoir besoin ou envie de 60 Gigas en janvier, 200 en mars, puis seulement 30 en avril. Le problème, c’est qu’ils ne se contentent pas de changer leurs offres et leurs tarifs pour leurs nouveaux clients : ils les changent aussi pour les anciens, le plus souvent, malgré leurs clients. C’est ce qu’on fait à plusieurs reprises ces derniers mois les opérateurs B&You de Bouygues Télécom et Red de SFR, en augmentant le tarif de certains de leurs abonnements, en échange de quelques gigas de données en plus en France ou l’étranger, ce qui vous en conviendrez, surtout en ce moment, ne sert pas vraiment à grand-chose. Une augmentation des prix parfaitement légale, quand bien même les offres étaient assorties de promesses de tarif garanti à vie chez Red de SFR. C’est là que le conseil de se battre intervient. Des clients déterminés sont parvenus à faire plier l’opérateur, et ont obtenu le retour à l’ancien tarif, même après avoir essuyé plusieurs refus. Mais pour cela, ils ont insisté, relançant à plusieurs reprises le service client, par chat, et par téléphone. En résumé, quel que soit votre souci en tant que consommateur, retenez que 100 % de ceux qui ont obtenu gain de cause se sont battus. C’est beaucoup moins vrai pour les autres...

01 février 2021

La Minute Eco : grève chez Carambar

J’ai voulu finir la semaine par une note d’humour alors que les nouvelles ne sont évidemment pas très bonnes.

Figurez-vous que nous allons peut-être bientôt devoir nous rationner. Je ne parle pas ici du pain, du lait, du beurre ou du jambon, ou même du café. Non. Nous allons peut-être devoir rationner les Carambar et les Michoko.

La raison est toute simple : depuis la mi-novembre, les salariés de l’usine Carambar sont en grève. Ils protestent contre une baisse de salaire que la direction veut leur imposer à l’occasion d'une restructuration : une baisse de salaire de 25 %, que la direction justifie par un déménagement de l’usine dans de nouveaux locaux, à seulement 10 kilomètres de l’actuel site de production.

On ne rentrera pas dans ce débat, sachant que malheureusement, ce genre de situation est appelé à se répéter dans les prochains mois.

En revanche, un petit marché noir est d’ores et déjà en train de se monter sur les sites de petites annonces. Des petits malins proposent des sachets de Carambar au double de leur prix normal.

En réalité, le marché de la confiserie est en crise : à force de dire que le sucre est mauvais pour la santé, qu’il ne faut pas forcer sur les bonbons, leur consommation est en baisse.

En attendant, si vous tombez sur un sachet de Carambar dans votre supermarché aujourd’hui ou ce week-end, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Cela va bientôt peut-être devenir une valeur sûre...

J’ai voulu finir la semaine par une note d’humour alors que les nouvelles ne sont évidemment pas très bonnes. Figurez-vous que nous allons peut-être bientôt devoir nous rationner. Je ne parle pas ici du pain, du lait, du beurre ou du jambon, ou même du café. Non. Nous allons peut-être devoir rationner les Carambar et les Michoko. La raison est toute simple : depuis la mi-novembre, les salariés de l’usine Carambar sont en grève. Ils protestent contre une baisse de salaire que la direction veut leur imposer à l’occasion d'une restructuration : une baisse de salaire de 25 %, que la direction justifie par un déménagement de l’usine dans de nouveaux locaux, à seulement 10 kilomètres de l’actuel site de production. On ne rentrera pas dans ce débat, sachant que malheureusement, ce genre de situation est appelé à se répéter dans les prochains mois. En revanche, un petit marché noir est d’ores et déjà en train de se monter sur les sites de petites annonces. Des petits malins proposent des sachets de Carambar au double de leur prix normal. En réalité, le marché de la confiserie est en crise : à force de dire que le sucre est mauvais pour la santé, qu’il ne faut pas forcer sur les bonbons, leur consommation est en baisse. En attendant, si vous tombez sur un sachet de Carambar dans votre supermarché aujourd’hui ou ce week-end, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Cela va bientôt peut-être devenir une valeur sûre...

29 janvier 2021

La Minute Eco : en télétravail ? Ne vous laissez plus embêter par les micro-coupures d'internet

Alors que les signaux d’un probable reconfinement sont de plus en plus nombreux à l’horizon, j’anticipe aujourd’hui les conséquences d’un 100 % retour au télétravail, avec tout le monde à la maison, y compris les enfants.

Vous êtes connecté par câble, ou via la fibre, mais vous souffrez plusieurs fois par jour, voir, plusieurs dizaines de fois par jour, de micro-coupures ? Ce n’est pas normal. Harcelez le service technique de votre opérateur afin qu’il procède à des tests à distance, et, fort probablement, vous envoie un technicien. Gratuitement, cela va sans dire. Plan B : demandez à changer votre box Internet. Dans mon cas, le remplacement de la box a résolu le problème des micro-coupures.

Vous êtes connecté via l’ADSL, et certains jours, la connexion n’est vraiment pas bonne ? Là encore, vous pouvez demander à votre opérateur de procéder à des tests. J’ai remarqué pour ma part que le débit s’effondrait les jours de pluie : j’en ai déduit qu’une partie du réseau téléphonique commuté qui dessert ma maison était mal isolé. Est-ce dans la maison, ou sur la ligne, à l’extérieur ? Là encore, des tests pourront vous le dire.

Maintenant, vu que le confinement, c’est probablement pour demain (manière de dire, c’est pour bientôt), n’hésitez pas à commander à titre préventif une carte SIM chez un opérateur qui fait des promos. En ce moment, on trouve des forfaits à 15 euros, avec 200 Gigas octets de data par mois. C’est largement plus qu’il n’en faut pour pouvoir faire face, aussi bien pour télétravailler, que pour regarder quelques séries ou quelques films. Pour faire simple, dites-vous qu’avec 1 Giga, on peut regarder une heure de vidéo en streaming, en qualité normale. Autant dire que 200 Gigas conviendront à la plupart des usages normaux, sur un mois.

Alors que les signaux d’un probable reconfinement sont de plus en plus nombreux à l’horizon, j’anticipe aujourd’hui les conséquences d’un 100 % retour au télétravail, avec tout le monde à la maison, y compris les enfants. Vous êtes connecté par câble, ou via la fibre, mais vous souffrez plusieurs fois par jour, voir, plusieurs dizaines de fois par jour, de micro-coupures ? Ce n’est pas normal. Harcelez le service technique de votre opérateur afin qu’il procède à des tests à distance, et, fort probablement, vous envoie un technicien. Gratuitement, cela va sans dire. Plan B : demandez à changer votre box Internet. Dans mon cas, le remplacement de la box a résolu le problème des micro-coupures. Vous êtes connecté via l’ADSL, et certains jours, la connexion n’est vraiment pas bonne ? Là encore, vous pouvez demander à votre opérateur de procéder à des tests. J’ai remarqué pour ma part que le débit s’effondrait les jours de pluie : j’en ai déduit qu’une partie du réseau téléphonique commuté qui dessert ma maison était mal isolé. Est-ce dans la maison, ou sur la ligne, à l’extérieur ? Là encore, des tests pourront vous le dire. Maintenant, vu que le confinement, c’est probablement pour demain (manière de dire, c’est pour bientôt), n’hésitez pas à commander à titre préventif une carte SIM chez un opérateur qui fait des promos. En ce moment, on trouve des forfaits à 15 euros, avec 200 Gigas octets de data par mois. C’est largement plus qu’il n’en faut pour pouvoir faire face, aussi bien pour télétravailler, que pour regarder quelques séries ou quelques films. Pour faire simple, dites-vous qu’avec 1 Giga, on peut regarder une heure de vidéo en streaming, en qualité normale. Autant dire que 200 Gigas conviendront à la plupart des usages normaux, sur un mois.

28 janvier 2021

La Minute Eco : attention aux voitures d’occasion... trop neuves pour être honnêtes

Si le marché de la voiture neuve a accusé un sacré retard l’an dernier à cause de la crise du Coronavirus, affichant une baisse de 25 %, le marché de l’occasion est quant à lui toujours aussi dynamique.

Le problème, c’est que les voitures neuves qui n’ont pas été achetées l’an dernier manqueront demain et après-demain au marché de l’occasion. Augmentant encore la pression sur le segment des voitures récentes. Conséquence : il n’est pas rare de voir des modèles recherchés vendus au premier coup de fil d’un client, sans même avoir vu le véhicule. Photos et faible kilométrage suffisent dans bien des cas à emporter la décision d’achat.

Pourtant, il faut faire attention avec les voitures d’occasion âgées de moins de 4 ans. Ces véhicules ne sont, en effet, pas soumis au contrôle technique obligatoire, sauf au moment de la vente effective du véhicule. Conséquence directe ? Le kilométrage peut très bien avoir été trafiqué juste avant le contrôle, afin d’augmenter artificiellement la valeur de la voiture.

Une voiture qui aura parcouru 30 000 kilomètres tous les ans affichera en effet 120 000 kilomètres au compteur si son propriétaire veut la céder au bout de 4 ans. Un kilométrage rédhibitoire pour certains acheteurs, qui impactera la valeur du véhicule.

Il peut donc être tentant de faire mentir le compteur, pour gratter quelques milliers d’euros sur la vente.

Le problème, c’est qu’il y a des dizaines de petites annonces sur la toile de pros de la bidouille, équipés de boîtiers capables de reprogrammer les compteurs électroniques. Pour 100 ou 200 euros, ils peuvent enlever 30, 50, 100 000 kilomètres à une voiture en à peine quelques minutes.

A l’inverse, les voitures plus âgées disposent d’un nouvel argument depuis peu : grâce au site gouvernemental Histovec, il est désormais possible de consulter les kilométrages enregistrés lors des différents contrôles techniques.

Si le marché de la voiture neuve a accusé un sacré retard l’an dernier à cause de la crise du Coronavirus, affichant une baisse de 25 %, le marché de l’occasion est quant à lui toujours aussi dynamique. Le problème, c’est que les voitures neuves qui n’ont pas été achetées l’an dernier manqueront demain et après-demain au marché de l’occasion. Augmentant encore la pression sur le segment des voitures récentes. Conséquence : il n’est pas rare de voir des modèles recherchés vendus au premier coup de fil d’un client, sans même avoir vu le véhicule. Photos et faible kilométrage suffisent dans bien des cas à emporter la décision d’achat. Pourtant, il faut faire attention avec les voitures d’occasion âgées de moins de 4 ans. Ces véhicules ne sont, en effet, pas soumis au contrôle technique obligatoire, sauf au moment de la vente effective du véhicule. Conséquence directe ? Le kilométrage peut très bien avoir été trafiqué juste avant le contrôle, afin d’augmenter artificiellement la valeur de la voiture. Une voiture qui aura parcouru 30 000 kilomètres tous les ans affichera en effet 120 000 kilomètres au compteur si son propriétaire veut la céder au bout de 4 ans. Un kilométrage rédhibitoire pour certains acheteurs, qui impactera la valeur du véhicule. Il peut donc être tentant de faire mentir le compteur, pour gratter quelques milliers d’euros sur la vente. Le problème, c’est qu’il y a des dizaines de petites annonces sur la toile de pros de la bidouille, équipés de boîtiers capables de reprogrammer les compteurs électroniques. Pour 100 ou 200 euros, ils peuvent enlever 30, 50, 100 000 kilomètres à une voiture en à peine quelques minutes. A l’inverse, les voitures plus âgées disposent d’un nouvel argument depuis peu : grâce au site gouvernemental Histovec, il est désormais possible de consulter les kilométrages enregistrés lors des différents contrôles techniques.

27 janvier 2021

La Minute Eco : Trëmma, le petit nouveau des sites marchands

Si vous avez pris goût à l’achat et à la vente d’objets d’occasion avec Ebay, le Bon coin et Vinted, vous serez peut-être séduit par le petit nouveau site marchand baptisé “Trëmma”.

En réalité, vous le connaissez peut-être déjà : c’est une nouvelle mouture du site de vente en ligne de Emmaüs, baptisé jusqu’ici “Label Emmaüs”.

Avec Trëmma, l’association caritative vise un nouvel objectif. Faire vendre par vous, moi, bref, par tout le monde, des objets ou des vêtements dont nous n’avons plus envie ou besoin... mais pour ne pas en toucher l’argent.

Le fruit de la vente sera en réalité orienté vers un projet de solidarité que vous aurez choisi au moment de la mise en ligne. L’acheteur est d’ailleurs lui aussi avisé de la cause qu’il soutiendra en finalisant la transaction.

Néanmoins, c’est bien celui qui se séparera d’un objet pour soutenir une cause qui sera considéré comme le donateur aux yeux de la loi. Conséquence directe : un blouson d’hiver cédé 50 euros vous permettra de recevoir un reçu fiscal d’un montant de 30 euros.

L’enjeu est de taille pour Emmaüs. Depuis plusieurs années, les dons d’objets ou de vêtements reçus ou collectés par l’association sont de moins en moins bonne qualité. Tout un chacun préfère essayer de gagner quelques dizaines d’euros en vendant en ligne, plutôt que de donner. Avec “Trëmma”, l’objectif est donc de parvenir à inverser la vapeur : vous pourrez recommencer à donner, tout en récupérant au passage un peu d’argent. Le reçu fiscal déclenchera, en effet, un remboursement du même montant de la part du Trésor Public d’ici quelques mois.

Si vous avez pris goût à l’achat et à la vente d’objets d’occasion avec Ebay, le Bon coin et Vinted, vous serez peut-être séduit par le petit nouveau site marchand baptisé “Trëmma”. En réalité, vous le connaissez peut-être déjà : c’est une nouvelle mouture du site de vente en ligne de Emmaüs, baptisé jusqu’ici “Label Emmaüs”. Avec Trëmma, l’association caritative vise un nouvel objectif. Faire vendre par vous, moi, bref, par tout le monde, des objets ou des vêtements dont nous n’avons plus envie ou besoin... mais pour ne pas en toucher l’argent. Le fruit de la vente sera en réalité orienté vers un projet de solidarité que vous aurez choisi au moment de la mise en ligne. L’acheteur est d’ailleurs lui aussi avisé de la cause qu’il soutiendra en finalisant la transaction. Néanmoins, c’est bien celui qui se séparera d’un objet pour soutenir une cause qui sera considéré comme le donateur aux yeux de la loi. Conséquence directe : un blouson d’hiver cédé 50 euros vous permettra de recevoir un reçu fiscal d’un montant de 30 euros. L’enjeu est de taille pour Emmaüs. Depuis plusieurs années, les dons d’objets ou de vêtements reçus ou collectés par l’association sont de moins en moins bonne qualité. Tout un chacun préfère essayer de gagner quelques dizaines d’euros en vendant en ligne, plutôt que de donner. Avec “Trëmma”, l’objectif est donc de parvenir à inverser la vapeur : vous pourrez recommencer à donner, tout en récupérant au passage un peu d’argent. Le reçu fiscal déclenchera, en effet, un remboursement du même montant de la part du Trésor Public d’ici quelques mois.

26 janvier 2021