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La Minute Eco : appel au boycott, attention au retour de bâton

28 octobre 2020 à 06h45

Comme si nous n’avions pas déjà assez de problèmes comme ça, voilà donc les produits français victimes d’un appel au boycott, principalement au Moyen-Orient et en Turquie. 

L’idée n’est pas nouvelle : de tout temps, y compris les plus anciens, la guerre s’est faite aussi en bannissant les marchandises exportées ou fabriquées par un adversaire. 

En réalité, ces marchandises étaient le plus souvent tout bonnement confisquées, sans que les marchands propriétaires ou encore les importateurs ne puissent prétendre à une quelconque indemnisation. 

Le concept de boycott doit son nom à un Irlandais, Charles Boycott. Dans l’Irlande agricole du XIXe siècle, il était si dur en affaire, si dur avec ses employés, que tout le monde a décidé de se passer de lui. Les ouvriers refusaient de lui obéir, les commerçants, de lui vendre leurs produits. Même la poste ne lui apportait plus son courrier. Il finit ruiné. 

Aujourd’hui, le boycott est sanctionné par les traités, par l’Organisation mondiale du commerce, et tout simplement aussi par les contrats qui lient importateurs et distributeurs. Encore faut-il pour cela que la Justice s’en mêle et cela peut durer longtemps.

Attention : à plus petite échelle, celui qui lance un appel au boycott peut être poursuivi en Justice, et dans certains cas, condamné à indemniser les pertes de celui qu’il a visé. En somme, l’histoire banale de l’arroseur arrosé.