Péages autoroutiers : une action collective pour contester les hausses

Publié : 12h32 par Alicia Méchin

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Une action collective, menée par l’avocat Christophe Lèguevaques, s’attaque aux hausses de péages autoroutiers depuis 2022, qu’il estime illégales.

Depuis plusieurs années, les automobilistes français constatent une augmentation régulière des tarifs des péages autoroutiers. Une situation qui suscite de plus en plus d’interrogations, voire d’agacement. Aujourd’hui, cette tendance est directement remise en cause par une action collective menée par l’avocat Christophe Lèguevaques, qui s’attaque aux hausses appliquées depuis 2022.

Selon lui, ces augmentations seraient injustifiées, voire illégales. Il dénonce notamment un décalage entre les prix payés par les usagers et la réalité des travaux effectués sur le réseau autoroutier. Alors que les tarifs ne cessent de grimper, les investissements visibles en matière de rénovation ou d’amélioration des infrastructures seraient, eux, limités. Dans le même temps, des milliards d’euros continueraient d’être redistribués aux actionnaires des sociétés concessionnaires.

Cette action collective s’adresse particulièrement aux automobilistes disposant d’un abonnement de télépéage et ayant circulé sur les réseaux exploités par Vinci Autoroutes, Eiffage ou Abertis. Ces usagers sont invités à se joindre à la procédure afin de contester ces pratiques tarifaires.

Le fonctionnement actuel des péages est-il conforme au cadre légal ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le tarif d’un péage autoroutier en France n’est pas libre. Il ne s’agit pas d’un prix fixé selon les seules règles du marché, mais d’une redevance pour service public.

La législation, et plus précisément le Code de la voirie routière, encadre strictement ce principe. Les sommes perçues doivent couvrir uniquement trois éléments : l’entretien des infrastructures, leur exploitation, ainsi qu’une rémunération raisonnable des investissements réalisés. En d’autres termes, les usagers paient pour l’usage et la maintenance des routes, et non pour générer des profits excessifs.

Ainsi, si les hausses de péages ne sont pas directement liées à ces coûts ou à de nouveaux investissements, elles pourraient sortir du cadre légal. Une perspective qui ouvre la voie à un débat de fond sur la gestion des autoroutes et la légitimité des tarifs appliqués.

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