Classes de seconde : comment le plafond de 28 élèves va-t-il changer leur organisation ?
Publié : 6h00 par La rédaction
Le gouvernement a annoncé vouloir limiter à 28 le nombre d’élèves par classe de seconde générale et technologique. Une mesure qui suppose de revoir l’organisation de certains lycées.
Mais comment les classes sont-elles constituées aujourd’hui, et que changera concrètement ce nouveau plafond ? Il n’existe pas de plafond national général applicable à toutes les classes de seconde. Leur organisation dépend notamment des effectifs attendus dans les établissements et des moyens dont ils disposent.
Chaque année, l’Éducation nationale prévoit le nombre d’élèves qui seront scolarisés à la rentrée suivante. Ces prévisions permettent d’estimer les besoins en heures d’enseignement. Le ministère attribue ensuite des moyens aux académies, puis les rectorats les répartissent entre les établissements.
Chaque lycée reçoit ainsi une enveloppe d’heures de cours, appelée dotation globale horaire (DGH). À partir de cette enveloppe, le chef d’établissement organise les enseignements et propose une répartition des moyens entre les disciplines et les classes.
Le nombre d’élèves attendus entre donc en compte dans l’organisation des classes, mais il ne détermine pas à lui seul leur taille. Les moyens attribués et les besoins d’enseignement pèsent également dans les décisions.
Une nouvelle contrainte pour les établissements
Avec le plafond annoncé de 28 élèves par classe de seconde, une limite chiffrée viendra s’ajouter à cette organisation. Prenons un exemple : un lycée accueille 140 élèves de seconde. Pour les répartir en quatre classes, il faudrait compter 35 élèves par classe. Mais avec un maximum de 28 élèves, cinq classes seraient nécessaires.
Cette classe supplémentaire implique de disposer d’heures d’enseignement suffisantes et de professeurs pour assurer les cours. Le rectorat devra donc prendre en compte cette contrainte dans ses décisions d’ouverture de classes et dans la répartition des moyens.
Le gouvernement prévoit une mise en œuvre progressive : à la rentrée 2027, le plafond doit s’appliquer dans les 50 % de lycées les moins favorisés, avant d’être généralisé à l’ensemble des lycées à la rentrée 2028.
L’enjeu est donc aussi organisationnel : intégrer cette nouvelle limite dans la préparation de la rentrée et dans les moyens attribués aux établissements.
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