Éducation à l’alimentation à l’école : les députés favorables
Publié : 17 février 2026 à 9h22 par Alicia Méchin
Le gouvernement entend faire de l’école un levier central pour améliorer les habitudes alimentaires des plus jeunes.
Objectif affiché : lutter contre le surpoids et l’obésité en apprenant aux enfants à mieux se nourrir dès le plus jeune âge. Une proposition de loi, adoptée hier en première lecture à l’Assemblée nationale, prévoit ainsi l’instauration, sur la base du volontariat, d’au moins trois séances annuelles d’éducation à l’alimentation, de la petite section de maternelle jusqu’au CM2. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat.
Sur le papier, la mesure paraît simple : transmettre des connaissances nutritionnelles, sensibiliser aux bienfaits d’une alimentation équilibrée, expliquer l’importance des fruits et légumes ou les risques liés à une consommation excessive de produits sucrés et transformés.
Enseigner à bien manger à l’école suffit-il réellement à changer les comportements ?
En réalité, l’introduction d’un enseignement dédié à l’alimentation dépasse le seul cadre pédagogique. Il s’agit d’un véritable outil de prévention en santé publique. En intégrant ces notions dans les programmes scolaires, l’État ne se contente pas d’informer : il définit implicitement ce qui constitue un comportement alimentaire souhaitable. Ce faisant, il pose les bases d’une norme sociale qui peut produire des effets bien au-delà de la salle de classe.
Car une fois que certains principes nutritionnels deviennent des savoirs officiels enseignés à tous, ils tendent à s’imposer comme référence collective. Les cantines scolaires, par exemple, pourraient être incitées à adapter leurs menus pour rester cohérentes avec les messages délivrés en classe. Les collectivités locales, les industriels de l’agroalimentaire et même les familles peuvent se retrouver, indirectement, confrontés à cette nouvelle norme.
L’enjeu est donc double : améliorer la santé des enfants tout en façonnant, à plus long terme, les pratiques alimentaires de l’ensemble de la société. En inscrivant l’éducation à l’alimentation dans le parcours scolaire, l’État ne se contente pas de transmettre des connaissances. Il contribue à redéfinir ce qu’il est “normal” de manger, influençant progressivement les choix quotidiens, de la cantine aux tables familiales.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/trinix1764579214488-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Michael_lionsgate1772786478995-format16by9.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/save_me_tonight___Jlo_guetta1772785261523-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/590x01772717799950-format16by9.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/CelineDion_concert1772702588694-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/marine_escroc1772699969241-format16by9.png)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/IA1772617581925-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/cafe1772435665508-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/stade1772532366077-format16by9.jpg)