Faut-il se précipiter à la pompe ? Ce qu’entraîne la fermeture du détroit d’Ormuz
Publié : 9h37 par Alicia Méchin
La fermeture du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique à l’entrée du golfe Persique, a immédiatement ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.
Par ce corridor maritime transite habituellement une part importante du commerce énergétique mondial. Dès lors, beaucoup d’automobilistes se demandent : faut-il s’attendre à une flambée des prix de l’essence… et se ruer à la station-service ?
Pour l’instant, les autorités se veulent rassurantes. Le ministre français de l’Économie a affirmé qu’il n’existait pas de risque immédiat pour l’approvisionnement en pétrole ou en gaz en France et en Europe dans les semaines à venir. Une déclaration qui peut surprendre au regard de l’importance stratégique d’Ormuz.
En réalité, plusieurs mécanismes permettent d’amortir ce type de choc. D’abord, les pays importateurs disposent de stocks stratégiques obligatoires. Dans l’Union européenne, ces réserves doivent représenter environ 90 jours d’importations de pétrole. En France, la loi impose à certains opérateurs pétroliers de conserver une quantité minimale de brut et de produits raffinés. Ces réserves sont gérées et contrôlées par le Comité Professionnel de l’Approvisionnement en Pétrole, chargé de garantir la sécurité énergétique du pays.
Ensuite, il existe des routes alternatives pour acheminer une partie du pétrole. Certains oléoducs situés dans les pays du Golfe peuvent contourner le détroit d’Ormuz et transporter du brut vers d’autres ports d’exportation. Leur capacité reste toutefois limitée : ils ne peuvent pas remplacer durablement ce passage maritime si le blocage devait se prolonger.
Mais le facteur qui peut vraiment faire grimper les prix rapidement n’est pas toujours le manque de pétrole… c’est la peur des marchés. Les prix du pétrole réagissent souvent aux anticipations des traders et des investisseurs. Autrement dit, les cours peuvent augmenter avant même qu’une pénurie réelle ne se produise. À l’inverse, si les stocks disponibles et les solutions logistiques alternatives rassurent les marchés, les prix peuvent rester relativement stables.
En résumé, la fermeture du détroit d’Ormuz constitue sans doute une contrainte majeure pour le commerce mondial de l’énergie. Mais à court terme, les stocks stratégiques et les circuits d’approvisionnement alternatifs peuvent ralentir une flambée immédiate des prix à la pompe. Pour les automobilistes, se précipiter dans les stations-service pourrait donc relever davantage de la réaction émotionnelle que d’une nécessité réelle.
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