Du béton à base de… marc de café !
Publié : 6h00 par Alicia Méchin
Des ingénieurs australiens ont une idée pour le moins surprenante : utiliser les résidus de café pour renforcer le béton.
Cette approche pourrait non seulement rendre nos constructions plus solides, mais contribuer aussi à réduire l’impact environnemental du secteur du bâtiment. Chaque année, des milliards de kilogrammes de marc de café sont produits dans le monde, majoritairement envoyés en décharge où ils libèrent du méthane et du dioxyde de carbone — deux gaz à effet de serre. Dans le même temps, l’industrie de la construction consomme d’énormes quantités de matériaux comme le sable pour produire du béton, une extraction qui fragilise les écosystèmes naturels.
Pour répondre à ces deux défis, des chercheurs de l’Université RMIT à Melbourne ont développé un procédé innovant. Ils traitent d’abord le marc de café par un procédé appelé pyrolyse : en chauffant les déchets à plus de 350 °C en l’absence d’oxygène, ils les transforment en un « biochar » riche en carbone. Ce matériau poreux s’intègre ensuite dans le béton en remplacement d’une partie du sable traditionnel.
Les résultats sont étonnants : dans certaines formulations, le béton enrichi de biochar de café peut être jusqu’à 30 % plus résistant en compression que le béton classique. Une partie du sable peut ainsi être substituée par ce biochar sans fragiliser la structure, améliorant potentiellement la durabilité des ouvrages.
Au-delà de la performance mécanique, cette innovation s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. En valorisant un déchet organique abondant, on limite les émissions de gaz à effet de serre liées à leur décomposition en décharge et on diminue la pression sur les ressources naturelles comme le sable.
Pour l’instant, ces recherches restent surtout au stade expérimental ou pilote, avec des tests réalisés sur des trottoirs ou des éléments non porteurs. Les scientifiques travaillent encore à évaluer la durabilité à long terme de ce béton enrichi — notamment face aux cycles gel/dégel, à l’absorption d’eau ou à l’abrasion — ainsi que son potentiel dans des structures plus lourdes. Si cette technologie se généralise, nos bâtiments et infrastructures pourraient bientôt être à la fois plus verts, plus durables et… un peu plus « caféinés ».
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