IVG : les sage-femmes en première ligne
Publié : 8h08 par Alicia Méchin
En milieu libéral, les IVG (Interventions volontaires de grossesses) sont désormais plus souvent réalisées par des sage-femmes que par des médecins.
Dimanche, le Planning familial a célébré un anniversaire symbolique : ses 70 ans d’existence. Créé en 1956 par la gynécologue française Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé, le mouvement est né d’un combat clair : permettre aux femmes de maîtriser leur fécondité et de se libérer des grossesses non désirées. À une époque où la contraception était encore largement taboue et l’avortement illégal, cette initiative militante a ouvert la voie à une transformation profonde des droits des femmes en France.
Soixante-dix ans plus tard, le paysage de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) continue d’évoluer. Une étude publiée en décembre dernier, portant sur l’année 2024, révèle un changement inédit dans la pratique médicale : en milieu libéral, les IVG sont désormais plus souvent réalisées par des sage-femmes que par des médecins, qu’ils soient généralistes ou gynécologues. C’est une première.
Cette évolution ne signifie pas nécessairement une différence dans la qualité de la prise en charge. Les sage-femmes exercent dans un cadre médical strict, avec des protocoles sécurisés et une formation spécifique pour pratiquer les IVG médicamenteuses. Toutefois, la différence se situe ailleurs : dans l’accès concret à ce droit.
Dans de nombreux territoires, notamment dans les zones où l’offre médicale se raréfie, les médecins sont de moins en moins nombreux à pratiquer l’IVG. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène : manque de temps dans des cabinets déjà surchargés, isolement professionnel ou encore poids organisationnel et émotionnel de cet acte lorsqu’il est pratiqué seul.
Les sage-femmes, de leur côté, occupent aujourd’hui une place croissante dans le système de soins. Plus nombreuses et souvent mieux réparties sur le territoire, elles sont aussi organisées pour pratiquer régulièrement ces interventions dans un cadre coordonné. Leur présence permet ainsi de maintenir une offre de soins là où les médecins se font plus rares.
En pratique, cette évolution change beaucoup pour les patientes. Là où il n’existe plus de médecin proposant l’IVG, il reste fréquemment une sage-femme capable d’accompagner les femmes dans leur démarche. Soixante-dix ans après la création du Planning familial, le droit à l’IVG est inscrit dans la loi et reconnu au niveau national. Mais son exercice dépend toujours de la réalité du terrain. Et aujourd’hui, ce sont souvent les sage-femmes qui rendent ce droit effectivement accessible aux femmes.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_03_09_a__14_23_311773062713880-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/PHOTO_PRESSE_BOBY_BOBY_100953790020_21773049219374-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/styleto_cover_15cm_EnzoTrupiano_jpg1773051283367-format16by9.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/maelle1773046524769-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/harry_styles1773045487480-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/22720_jpeg-format16by9.jpeg)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/sun1773040021590-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/enque_te1773038540082-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/plastique1772619373666-format16by9.jpg)