La Chine dévoile un cheval robotisé capable de transporter des humains

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

Crédit image: Capture d'écran Youtube @IA et Voiture

Et si demain, pour se déplacer sur des terrains difficiles, on montait non pas sur un cheval, mais sur un robot ?

Il ressemble à un cheval, mais il n’a ni muscles ni sabots. Qiji est un robot quadrupède conçu par l’entreprise chinoise DaxAI et présenté lors du Salon mondial de la robotique à Pékin. Sa particularité : contrairement à la plupart des robots à quatre pattes développés pour transporter du matériel, il est conçu pour transporter des humains.

L’utilisateur prend place sur une selle et peut diriger la machine grâce à des commandes inspirées de celles d’un véhicule. Le robot embarque un ordinateur de bord et de nombreux capteurs qui analysent en permanence son équilibre, son inclinaison et la position de ses quatre pattes. L’objectif est de lui permettre de rester stable, même lorsque le terrain devient compliqué.

Et c’est justement là que Qiji veut se démarquer. Le robot est capable de se déplacer sur des surfaces difficiles, comme des terrains boueux, des pentes ou des zones couvertes de pierres. Là où un véhicule classique peut perdre son adhérence ou être bloqué par un obstacle, ses quatre pattes lui permettent de s’adapter davantage au relief. Dans sa configuration quadrupède, Qiji peut atteindre environ 10 km/h, parcourir jusqu’à 40 kilomètres et transporter jusqu’à 300 kilos. Une version équipée de roues escamotables est également prévue. Elle pourrait atteindre près de 40 km/h et disposer d’une autonomie proche de 100 kilomètres.

Les applications envisagées sont nombreuses : déplacements dans les forêts, exploitation agricole, transport sur de grands domaines, mais aussi opérations de secours dans des environnements difficiles d’accès. Cette technologie a toutefois un coût. La version de base est annoncée autour de 289 000 yuans, soit environ 37 000 euros. Les modèles plus performants dépasseraient les 45 000 euros. Les précommandes sont déjà ouvertes en Chine et les premières livraisons sont annoncées pour la fin de l’année 2026.

Qiji reste donc encore loin de remplacer une voiture ou un véritable cheval. Mais il illustre une tendance : les robots ne sont plus seulement conçus pour travailler à notre place. Ils commencent aussi à être pensés comme de nouveaux moyens de transport.