La périménopause, cette période de transition méconnue

Publié : 11h00 par La rédaction

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Cette semaine, dans « On prend soin de vous », on aborde un sujet méconnu et pourtant qui concerne de nombreuses femmes : la périménopause.

Troubles du sommeil, difficultés de concentration, irritabilité, prise de ventre… La périménopause peut se manifester dès la quarantaine, alors même que les règles continuent. Julie Ternat, naturopathe formée en micronutrition, revient sur cette période de transition, les idées reçues qui l’entourent et les pistes pour mieux vivre les changements du corps.

« La ménopause ne commence pas nécessairement le jour où les règles s’arrêtent », explique-t-elle pour commencer. Plusieurs années auparavant, une période de transition appelée « périménopause » peut déjà entraîner des changements physiques et émotionnels. Pourtant, ses manifestations restent parfois difficiles à identifier, notamment parce qu’elles sont souvent attribuées au stress, à la fatigue ou simplement à l’âge.

Sur Vibration, Julie Ternat nous rappelle que cette période débute fréquemment autour de la quarantaine et peut durer plusieurs années. Pendant cette transition, les hormones, notamment les œstrogènes et la progestérone, connaissent des fluctuations. Les bouffées de chaleur sont souvent associées à la ménopause. Mais d’autres manifestations peuvent apparaître pendant la périménopause. « Certaines femmes constatent alors un sommeil plus fragile, des difficultés de concentration, des migraines ou des changements d'humeur. » Certaines femmes ont ainsi l’impression de chercher davantage leurs mots ou de perdre plus facilement le fil de leurs pensées.

 

Les hormones, mais pas seulement

Ces symptômes peuvent être déstabilisants, surtout lorsque les règles sont toujours présentes. Ils risquent aussi d’être banalisés ou expliqués uniquement par les circonstances de la vie, notamment le stress, la fatigue ou, chez certaines femmes, les suites d’une grossesse récente.

Pour autant, Julie Ternat met en garde contre une autre erreur : tout attribuer aux hormones. « Une fatigue importante, des palpitations ou des troubles de la mémoire peuvent avoir d’autres causes et nécessitent parfois une évaluation médicale ». En cas de symptômes persistants ou préoccupants, il est donc recommandé d’en parler à un médecin ou à une sage-femme.

 

Préserver ses muscles et ne pas négliger sa santé intime

Autre changement parfois observé autour de la ménopause : une redistribution des graisses vers l’abdomen. Cette évolution ne signifie pas nécessairement que l’alimentation a changé. Le sommeil, l’activité physique et la masse musculaire jouent également un rôle. Pour Julie Ternat, l’enjeu n’est donc pas simplement de manger moins, mais aussi de préserver ses muscles. Le renforcement musculaire et des apports suffisants en protéines peuvent contribuer à entretenir la force, la mobilité et la santé métabolique.

La santé intime mérite également davantage d’attention. La baisse des œstrogènes peut favoriser une sécheresse vaginale, des douleurs pendant les rapports ou des inconforts urinaires. Ces troubles ne doivent pas être considérés comme une fatalité : des solutions adaptées existent et peuvent être discutées avec un professionnel de santé.

Au quotidien, quelques bons gestes peuvent être adoptés pour passer cette période de vie, et ça se passe du côté de l’alimentation. Au petit-déjeuner, par exemple, pensez aussi aux protéines. Selon Julie Ternat, intégrer une source de protéines au petit-déjeuner, par exemple des œufs contribue au maintien de la masse musculaire et peut favoriser la satiété chez certaines personnes. L’objectif n’est pas de supprimer les aliments plaisir, mais de diversifier son alimentation.

S’informer, repérer les symptômes et demander conseil lorsqu’ils deviennent gênants permettent d’envisager cette transition avec davantage de repères.