Le stress est contagieux… le calme aussi

Publié : 11h42 par La Rédaction

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« On prend soin de vous » a abordé ce jeudi 16 avril le principe de co-régulation, notamment « parent-enfant », ou comment nos émotions peuvent avoir un impact sur celles de l’autre.

Vous avez remarqué ? Lorsque votre enfant est tendu, qu’il pleure, s’énerve… en quelques secondes, toute la maison monte en pression ! Et quand vous êtes calme, stable, toute la tension redescend. « Ce n’est pas de la magie, ça s’appelle la co-régulation, nous explique Mary-Morgane, experte en gestion du stress. Avant de savoir se calmer tout seul, un enfant apprend d’abord à se calmer avec nous ».  Cette notion est importante à comprendre, car elle peut clairement changer notre quotidien de parent.

Car on ne va pas se mentir, si gérer ses émotions c’est difficile pour un enfant, c’est encore plus difficile pour les parents de gérer les émotions de leur enfant.  « L’erreur qu’on fait tous, surtout quand on est fatigué, c’est d’essayer de corriger avant de calmer », souligne Mary-Morgane.

Mais quand un enfant est submergé, on ne peut pas le raisonner, du moins pas dans l’immédiat. « Son cerveau émotionnel a pris le volant. Et à ce moment-là, plus on parle fort, plus on parle vite, plus on veut contrôler… plus son système nerveux comprend qu’il est en danger, et donc il va monter encore plus en pression ».

Réguler

C’est là qu’entre en jeu le principe de « co-régulation ». Ce n’est pas céder, tout accepter ou laisser l’enfant faire n’importe quoi, mais plutôt appréhender les choses différemment. « La vraie question c’est « comment je l’aide à redescendre pour qu’il puisse de nouveau entendre, comprendre et coopérer ? » », nous explique Mary-Morgane.

Et pour ça, il y a trois repères simples que nous énonce notre experte :

  • Moins de mots
  • Plus de présence
  • Ne pas prendre la crise comme une attaque personnelle

Inutile donc de chercher à raisonner votre enfant en pleine crise ou de le disputer, car l’enfant submergé n’est pas disponible pour réfléchir. Il faut d’abord l’apaiser.

En pratique

Alors pour atteindre l’apaisement, comment faire ? On va tout d’abord baisser le volume de notre voix. Fini de crier, on baisse notre volume de voix de deux niveaux. « Puis vous ralentissez votre débit », précise Mary-Morgane, et on parle moins. « Pas de discours, mais des phrases courtes comme « je suis là », « on parle après » ».

« En crise, l’enfant ne peut pas suivre un long raisonnement, poursuite notre experte. En revanche, il capte très vite trois choses : votre ton, votre rythme, votre état intérieur. Et c’est ça, la co-régulation ». S’auto-réguler donc d’abord, avant de pouvoir réguler les émotions des enfants.