Info locale

Auxerre : la mobilisation continue pour le collège Bienvenu-Martin !

21 mai 2019 à 05h30 Par Charles Perrin
Crédit photo : FSU 89

Depuis plusieurs mois, le collège Bienvenu-Martin d’Auxerre est dans la tourmente, mobilisant parents d’élèves, professeurs, syndicats et Icaunais.

Cela fait désormais plusieurs mois que le collège Bienvenu-Martin d’Auxerre est menacé de fermeture. À l’heure actuelle, le conseil départemental a décidé de ne pas engager les travaux pourtant indispensables à la réouverture de l’établissement, mais estimé à plusieurs millions d’euros. Une décision contre laquelle s’oppose Philippe Wante, secrétaire départemental de la FSU 89 (Fédération Syndicale Unitaire), qui nous a rappelé les origines de cette contestation :

Écouter le podcast

Dès lors, de nombreuses manifestations ont eu lieu devant l’établissement ; avec la présence de parents d’élèves, mais aussi de professeurs, de syndicats ainsi que, tout simplement, d’Icaunais de toutes parts. Voici, concrètement, ce qu’ils attendent du gouvernement à travers cette mobilisation :

Écouter le podcast

Pour Philippe Wante, tout le monde se sent concerné, même en dehors de l’Auxerrois. L’affaire a depuis fait du bruit en dehors des frontières de l’Yonne, et même de la Bourgogne. Aujourd’hui, les défenseurs du collège estiment être dans une impasse, puisque l’établissement n’est pas officiellement fermé, mais que les élèves ne peuvent plus y aller.

Afin de contester, plus largement, le projet de loi du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, une journée « école morte » est organisée ce mardi 21 mai 2019 :

Écouter le podcast

De son côté, le collège Bienvenu-Martin d’Auxerre n’est pas le seul du département à être menacé, puisque ceux de Brienon-sur-Armançon, Ancy-le-Franc, et deux des trois sites du collège de Puisaye (Bléneau, Saint-Fargeau) le sont également. Le tout, également en raison de travaux trop onéreux. Une situation qui consterne Philippe Wante et les syndicats :

Écouter le podcast

Pour le secrétaire départemental, on « brade l’avenir des jeunes » alors que « l’éducation doit rester prioritaire », ce qui nécessite de « mettre les moyens ». Une situation qui n’est pour l’instant pas prête de s’améliorer.