Bourges : les évadés de la maison d'arrêt condamnés à 2 ans de prison

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Les trois détenus continuent de purger des peines de prison pour vol aggravé et association de malfa
Crédit: CCo

30 mars 2021 à 7h16 par Iris Mazzacurati

Deux détenus, qui s'étaient évadés en mars 2020 de la prison de Bourges, ont été condamnés lundi à deux ans de prison par le tribunal correctionnel de la ville.

Un troisième détenu, qui avait tenté de s'évader sans y parvenir, a lui écopé d'une peine de 18 mois ferme.

Dimanche 1er mars 2020, trois détenus en promenade étaient parvenus à escalader le grillage de la cour et à monter sur les toits d’un bâtiment de l’établissement, avant d'atteindre le mur d'enceinte et de s’échapper avec une corde.

"On est plus proche des Dalton dans Lucky Luke que du comte de Monte-Cristo", a ironisé Vincent Videlaine, substitut du procureur de la République de Bourges lors de l'audience. L'évasion a été réalisée avec "une facilité déconcertante", a pointé David Metaxas, avocat de Karim S. "Un boulevard leur a été offert. Une évasion s'improvise assez vite quand on voit la configuration du site, la tentation peut être grande", a-t-il expliqué.


Il se rend de lui-même, 18 jours plus tard


Les trois détenus, des trentenaires au casier judiciaire chargé, continuent de purger des peines de prison pour vol aggravé et association de malfaiteurs.

"J'ai pris six ans pour cambriolage, c'est beaucoup trop. En appel, on m'a rigolé au nez. Dans un sens, ça (l'évasion) m'a libéré, j'aurais pu faire une grève de la faim mais je n'avais pas le courage", a expliqué à la barre l'un des prévenus, Karim A., pour expliquer les raisons de son évasion. Il s'était finalement rendu de lui-même en se présentant au commissariat de Bourges 18 jours après sa "belle".

Karim S. avait lui été interpellé en région parisienne en juin "en possession de faux papiers et au volant d'une voiture chargée d'objets de luxe", a expliqué le substitut.

La défense a elle insisté sur la caractère "sans arme ni violence" de l'évasion. A la suite de cette évasion, la garde des Sceaux Nicole Belloubet avait décidé "de saisir l'inspection générale de la justice de ces faits pour faire la lumière sur d'éventuels dysfonctionnements".



(Avec AFP)