Bourgogne : le commando d’extrême droite lance de nouvelles menaces !

VIBRATION
Crédit: pixabay.com

8 novembre 2017 à 13h01 par Diane Thibaudier

Selon une nouvelle lettre envoyée au Bien Public, le « commando de défense du peuple et de la patrie française » assure vouloir frapper lors d'un événement important à Dijon. Explications.

C’est déjà ce groupuscule bien mystérieux qui a revendiqué les attaques au marteau de Chalon-sur-Saône et de Dijon. Rappelez-vous, les agressions s’étaient déroulées au mois de septembre dernier. Plusieurs personnes avaient été légèrement blessées. L’assaillant avait réussi à prendre la fuite. La semaine dernière, un premier message audio avait été envoyé au Bien Public. Sur ce dernier, le « commando » se déclarait responsable de ces agressions. Il revendiquait même une filiation avec Anders Behring Breivik, l’auteur de cette tuerie qui avait fait 77 morts en Norvège en 2011.


Ils exigent la libération de leur « chef »


Cette semaine, le Bien Public a reçu de nouveaux messages. Le « commando » emploie notamment des propos très violents envers les membres de l’association SOS Racisme qui a assuré vouloir saisir le parquet dans cette affaire, puisque les personnes ciblées par ces attaques au marteau étaient visiblement choisies selon des critères racistes. Selon le journal qui a reçu les messages toujours, le groupe exigerait également la libération de « huit collègues », qui sont soupçonnées d’avoir voulu commettre des attentats contre des personnalités politiques. Jean-Luc Mélenchon avait été visé notamment. Le « commando de défense du peuple et de la patrie française » demande des libérations immédiates et notamment celle de son « chef » Logan Alexandre Nisin interpellé au mois de juin dernier. Et si leurs requêtes ne sont pas satisfaites, les membres du groupuscule assurent vouloir de nouveau passer à l’acte. Ils viseraient un « prochain grand événement à Dijon », à savoir le match de foot qui est prévu contre Troyes le 18 novembre prochain.


Des journalistes menacés


Pour le moment, une enquête est en cours, afin d’en savoir plus sur ce mystérieux « commando ». Les enquêteurs tentent de déterminer la crédibilité des menaces proférées. Notamment à l’encontre des journalistes du Bien Public, qui ne publiaient pas leurs messages suffisamment rapidement à leurs yeux.