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Coronavirus : au CHR d’Orléans, le pic de l’épidémie semble passé

10 avril 2020 à 06h00 Par Alicia Méchin
Selon le docteur Thierry Prazuck, chef du service des maladies infectieuses au CHR d’Orléans, le pic de l’épidémie de Covid-19 est passé dans le Loiret.
Crédit photo : Redaction / Alicia Méchin

Selon le docteur Thierry Prazuck, chef du service des maladies infectieuses au CHR d’Orléans, le pic de l’épidémie de Covid-19 est passé dans le Loiret. Mais la prudence reste de rigueur…

Depuis plus d’un mois, les personnels soignants sont mobilisés dans toute la France pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Néanmoins, toutes les régions n’ont pas été logées à la même enseigne. En Centre-Val de Loire, la vague a bien eu lieu, mais à moindre échelle comparé au Grand Est ou à l’Île de France. « L’Eure-et-Loir et le Loiret ont été les deux départements les plus touchés de la région Centre, précise le docteur Thierry Prazuck. Le confinement a eu ses effets et a été bien respecté par nos concitoyens, ce qui a permis d’éviter la déferlante qui venait de la région parisienne ».

À Orléans, la situation s’améliore, doucement mais sûrement. « On avait prévu de faire une extension de la réanimation jusqu’à 82 lits. Pour l’instant, on n’en a pas besoin. Mais on reste très vigilant », nous explique le chef du service des maladies infectieuses. Selon le docteur Thierry Prazuck, la France n’est pas à l’abri d’une deuxième vague, en cas de déconfinement total et immédiat :

 

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Pour les soignants, mobilisés depuis plus d’un mois 7j/7, la question du déconfinement est essentielle. « La solution « tout le monde avec des masques », ça ne me choque pas. Je ne sais pas si on a les moyens. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire, pour dire que l’on est sorti d’affaire ».

Les soignants du CHRO, de leur côté, ont plus ou moins été épargnés par la maladie. « On a eu des cas, mais lorsque je compare avec des hôpitaux de la région parisienne, on en a eu 6 ou 7 fois moins parmi notre personnel », assure Thierry Prazuck, qui salue par ailleurs le soutien de la population. « On reçoit des dons d’entreprises, de particuliers, on sent le soutien (…), et ça nous fait du bien ».  À noter qu’une cagnotte Leetchi a été lancée par le CHR d’Orléans, pour récolter des dons pour les soignants.