Des entreprises locales touchées par la hausse du prix du beurre

VIBRATION

27 septembre 2017 à 11h15 par Diane Thibaudier

Depuis un an et demi, le prix du beurre a flambé. Il a augmenté de plus de 170% en quelques mois. Conséquences directes : certaines entreprises n'arrivent plus à faire face aux coûts d'approvisionnement chez nous.

Les boulangers s’inquiètent. Avec la flambée du prix du beurre, ils craignent surtout une possible pénurie. Et c’est déjà ce qui se profile. Dans le Cher par exemple, l’entreprise François qui fabrique des pâtes feuilletées, sablées et brisées à Blancafort est au chômage technique. Avec la hausse du prix du beurre, le fournisseur de la société n’est plus capable de livrer les trois tonnes de beurre nécessaires chaque semaine. Seule une tonne est mise à disposition de l’entreprise François. Conséquence, la production ne peut plus suivre et la trentaine de salariés de la société se retrouve au chômage technique.


Moins d’escargots « à la bourguignonne » pour Noël


En Bourgogne-Franche-Comté aussi, on s’inquiète. Cette fois, ce sont les escargotiers qui craignent pour les mois qui viennent, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année. Puisque 80% des escargots consommés en France le sont « à la bourguignonne » c’est à dire accompagnés de beurre persillé. La hausse du prix du beurre et la restriction qui va avec risquent bien de nuire à leurs productions.


Pour le consommateur aussi, les conséquences risquent d’être nombreuses. Les produits fabriqués à base de beurre pourraient être de plus en plus souvent en rupture de stock dans les magasins. Et ceux qui restent pourraient couter plus cher. C’est déjà le cas des croissants et autres viennoiseries chez nos boulangers. Depuis la rentrée, leurs prix se sont envolés. Une façon pour les boulangers et industriels, de pallier à l’augmentation de leurs couts de production. Puisque le prix du beurre industriel est passé de 2500 euros la tonne en avril 2016 à 6800 euros la tonne au début de ce mois de septembre 2017. Une hausse spectaculaire forcément répercutée sur les produits alimentaires utilisant du beurre. Dans certains commerces, les croissants coutent 10 centimes d’euros de plus qu’il y a quelques mois.