Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info locale

Loiret : le jeune Wilson menacé d’expulsion à Fleury-les-Aubrais

21 novembre 2017 à 06h46 Par Benoit Hanrot
Crédit photo : Illustration du lycée Jean Lurçat de Fleury / Wikipédia

Il se sent comme un lion en cage. Wilson, un jeune garçon de 19 ans originaire d’Angola, vient d’être assigné à résidence en vue de son expulsion hors de France. Le jeune majeur étudie au lycée Jean Lurçat de Fleury-les-Aubrais et peut compter sur le soutien de ses camarades. Récit :

La salle du tribunal administratif était pleine hier à Orléans. Pleine d’adolescents et de professeurs du lycée Jean Lurçat, venus soutenir Wilson, un Angolais de 19 ans menacé d’expulsion hors du pays. La justice a finalement décidé d’assigner le garçon à résidence. A la sortie de l’audience, après avoir fait appel, le garçon semblait perdu. Interrogé par nos confrères de la République du Centre, il a confié ne pas s’attendre à cela.

Un garçon sérieux et appliqué

Wilson est arrivé en France il y a déjà cinq ans. Il est en terminal électrotechnique et compte bien décrocher son bac à la fin de l’année scolaire avant de « poursuivre en BTS mécanique spécialisée pour ensuite intégrer l’armée ». Un parcours déjà pensé qui mériterait d’être pris en compte dans la décision finale du préfet, estime les soutiens du jeune majeur. Ces derniers réclament qu’un titre de séjour lui soit délivré afin qu’il puisse poursuivre sa scolarité en toute tranquillité.

Le jugement a donc été mis en délibéré. Pour l’heure, Wilson peut poursuivre ses études mais il doit pointer tous les jours au commissariat. Du côté des professeurs, on ne lâche pas l’affaire. L’un d’eux l’accompagnera quotidiennement au sein de la structure.

Wilson, Narcy, Bruna… même combat

Wilson n’est pas le premier élève sans-papier à connaître pareille mésaventure au lycée Jean Lurçat. En mars dernier, Narcy, un jeune originaire du Congo avait également reçu une obligation de quitter le territoire avant de décrocher un titre de séjour le mois suivant. Même cas de figure pour la lycéenne abraysienne Bruna dont la mobilisation de soutien avait réussi à faire plier la préfecture.