Londres : une cagnotte en ligne pour Sophie Lionnet

VIBRATION

18 octobre 2017 à 5h10 par Benoit Hanrot

La famille de Sophie Lionnet, la jeune fille au pair tuée à Londres le mois dernier, a créé une cagnotte en ligne en début de semaine. L'argent servira notamment à organiser une belle cérémonie d'adieu. Décryptage :

En attendant le procès des meurtriers présumés de leur fille, les parents de Sophie Lionnet tentent de passer à autre chose. Lundi, ils ont créé une collecte en ligne pour récupérer des fonds (500 euros ont déjà été récoltés). L’argent servira à soutenir les proches financièrement dans le rapatriement du corps en France mais aussi à lui offrir des obsèques dignes de sa personne. Si vous souhaitez participer, rendez-vous sur la page du site Leetchi.com

Une époque heureuse dans l’Yonne, malheureuse à Londres

Sophie Lionnet a vécu une partie de son adolescence dans l’Yonne, au collège à Paron puis au lycée Vauban d’Auxerre. Quelques membres de sa famille (sa mère, sa sœur et sa belle-sœur) vivent d’ailleurs toujours dans le département. Début 2016, elle décidé de quitter la France direction l’Angleterre pour devenir jeune fille au pair à Londres et apprendre l’anglais.

Débarqué chez un couple de Franco-algériens, elle avait deux enfants à charge. Mais les choses se sont vite dégradées. Selon son entourage sur place, la jeune femme a vécu l’enfer pendant dix-huit mois dans le quartier de Wimbledon, au sud-ouest de la capitale britannique, sans que personne ne lui vienne en aide. Elle était payée une misère : 56 euros par mois, qui ne lui étaient quasiment jamais versés depuis son embauche.

Le 20 septembre, les voisins du couple appellent la police, intriguée par l’épaisse fumée qui se dégage de leur propriété. Sur place, les autorités surprennent le père de famille en train de brûler un corps. Quinze jours plus tard, Scoltand Yard confirmera qu’il s’agissait de Sophie Lionnet. Les parents ont depuis été inculpés pour meurtres par la justice britannique. Leur procès est prévu en mars prochain.

Les langues se délient à la marche silencieuse

Lors de la marche silencieuse organisée le 8 octobre dernier à Londres, plusieurs personnes se confient. Une cousine de la victime affirme qu’elle lui avait dit qu’elle était fatiguée et qu’elle voulait rentrer en France. Interrogé par The Times, un restaurateur du voisinage confie que la jeune française semblait sous-alimentée. D’autres témoignages laissent à penser qu’elle subissait des violences physiques. Mais aujourd’hui, la mère de Sophie se demande pourquoi ces témoins n’ont jamais prévenu la police. Elle compte d’ailleurs porter plainte pour non-assistance à personne en danger.

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