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Saône-et-Loire : Nin-Nin, le doudou bourguignon Made in France

08 mars 2019 à 06h00 Par Alicia Mechin
Nicolas Courrège, co-créateur du doudou "Nin-Nin"
Crédit photo : Nin-Nin

Lancé en 2016, le doudou « Nin-Nin » se porte bien. L’entreprise basée dans le Creusot en Saône-et-Loire devrait prochainement s’exporter à l’étranger.

On dit qu’avoir un enfant change la vie, ce n’est pas Nicolas Courrège qui vous dira le contraire ! À la naissance de son premier enfant, ce jeune papa a eu l’idée de créer un doudou pour son fils, « assez tendance, et qui pourrait toucher tout le monde », nous explique-t-il. Lui vient alors l’idée de « Nin-Nin », qui n’a qu’une seule forme, une seule taille, et qui peut être décliné en plusieurs tissus. Le nom, de son côté, a été pioché dans le passé. « Cela vient du patois « doudou ». Quand nos grands-mères allaient coucher leur bébé, elles disaient « fais Nin-Nin » pour « fais dodo » ».

Aujourd’hui, « Nin-Nin » est fabriqué dans un petit atelier bourguignon, par les quatre employés de l’entreprise. Deux matériaux composent le doudou : un tissu en coton Made in France, et un tissu en polyester Made in Europe, car « aucune entreprise française n’était capable de nous donner ce tissu en France », nous avoue le père de famille. Pour Nicolas Courrège, il était important que l’objet trouve ses racines dans notre pays :

 

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La petite entreprise de Saône-et-Loire vend en grande partie sur internet, mais elle commence petit à petit à être présente dans les magasins, comme au Monoprix fin 2018, ou au Bon Marché à Paris. Les créateurs de « Nin-Nin » voient même plus loin. D’ici quelques mois, il se pourrait bien que le doudou bourguignon s’exporte à l’international :

 

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Nicolas Courrège et sa femme, Clémence Berruyer, aimeraient pouvoir agrandir d’ici quelques années leurs entreprises, et recruter de nouvelles couturières. « On sait que dans notre bassin, il y a beaucoup de couturières qui sont malheureusement au chômage. On aimerait vraiment pouvoir les embaucher ». Pour cela, le couple espère multiplier par trois ou quatre son chiffre d’affaire chaque année. Les choses semblent en tout cas aller dans le bon sens. En janvier et février derniers, « Nin-Nin » s’est vendu à 1500 exemplaires.