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Rédaction

Saône-et-Loire: un éleveur abattu par la gendarmerie

22 mai 2017 à 12h04 Par Rédaction

Deux gendarmes étaient toujours en garde à vue ce dimanche. La veille à Sailly, ils ont dû abattre un éleveur bovin qui a tenté de s'enfuir en leur fonçant dessus. L'émotion était forte du côté de la Confédération paysanne. Le rappel des faits :

Il était en cavale. Jérôme L., éleveur bovin bourguignon domicilié en Saône et Loire à Sailly, était recherché depuis une semaine par les autorités du département. A la suite d’un contrôle des services vétérinaires assez houleux jeudi 11 mai, il avait foncé une première fois sur des gendarmes avant de disparaître dans la nature. Les forces de l’ordre ont fini par retrouver sa trace samedi et tenté de procéder à son interpellation. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu.

La tentative d’interpellation

Samedi en fin d’après-midi, la gendarmerie reçoit le signalement d’un homme louche dans les environs de Cluny. L’individu qui porte des jumelles, fait les cent pas autour du château de Sailly. Il correspond au signalement de ce Bourguignon en fuite depuis une semaine. Selon la procureure de la République de Mâcon, « deux patrouilles se sont rendues sur place et l’une d’elle a découvert son véhicule. »

Malgré les sommations des agents, l’individu a de nouveau tenté de leur foncer dessus. C’est à ce moment que les gendarmes ont répliqué en tirant à plusieurs reprises dans sa direction. L’individu a été touché mortellement et n’a pas pu être réanimé par le Samu. L’autopsie du corps était prévue hier, dimanche, pour savoir le nombre de tirs qui l’ont touché. Quant à l’enquête, elle a été confiée à l’Inspection technique de la gendarmerie et les premières constatations réalisées par la section de recherches de Dijon.

Un passé qui ne plaide pas en sa faveur

Jérôme L. n’avait rien d’un forcené. C’est ce qu’ont confié ses proches voisins aux enquêteurs. L’un d’eux affirme même qu’il s’agissait d’un homme « gentil, intéressant et intelligent ». Célibataire et sans enfant, il vivait seul dans une ferme avec son élevage bovin. Mais l’exploitant avait pourtant déjà eu affaire à la justice. Par le passé, il avait été sanctionné pour maltraitance sur son cheptel. On le soupçonnait notamment de ne pas avoir soigné ses bêtes.

L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de ce drame, savoir notamment si les deux gendarmes étaient en état de légitime défense. Ces derniers, choqués, ont été hospitalisés à la suite des faits, avant d’être placés en garde-à-vue à l’Inspection technique de la gendarmerie de Paris.