Parcoursup ouvre : pourquoi la plateforme concentre toujours autant d’angoisses
Publié : 11h35 par Alicia Méchin
Avec l’ouverture de Parcoursup cette semaine, le stress refait surface chez des milliers de lycéens et de familles.
Chaque année, la même inquiétude revient : celle de ne pas obtenir de place dans la formation souhaitée et de voir l’avenir se jouer derrière un écran. Huit ans après son lancement, la plateforme d’admission post-bac continue de susciter défiance et incompréhension, devenant souvent le symbole d’un système jugé brutal ou opaque.
Depuis ce lundi, les lycéens de terminale et les étudiants en réorientation peuvent formuler leurs vœux sur Parcoursup. Officiellement, la plateforme vise à mieux orienter les candidats et à rendre le processus plus équitable. Dans les faits, beaucoup de parents ont le sentiment que Parcoursup « bloque » des jeunes, notamment en raison du nombre insuffisant de places dans certaines filières universitaires ou formations très demandées.
Parcoursup est-il réellement à l’origine du problème, ou n’en est-il que le révélateur ?
Le manque de places dans certaines formations n’est pas une nouveauté. Il existait bien avant la création de Parcoursup, mais restait largement invisible. Chaque université fixait ses capacités d’accueil en fonction de ses moyens humains et financiers. Les candidatures se faisaient localement, parfois directement auprès des établissements, parfois par filière ou par académie. Les refus existaient déjà, mais ils étaient fragmentés, peu lisibles et rarement comparables d’un territoire à l’autre.
Parcoursup a profondément modifié cette logique en centralisant l’ensemble des candidatures sur une plateforme nationale unique. Cette centralisation s’accompagne de règles juridiques précises : priorités géographiques, quotas pour les boursiers, places réservées à certaines filières ou profils spécifiques. Les décisions ne relèvent donc pas de l’arbitraire, mais de critères légalement encadrés et appliqués à grande échelle.
Chaque refus correspond ainsi au respect d’un quota fixé à l’avance, reflet direct des capacités réelles des formations. Ce que Parcoursup expose, parfois brutalement, c’est l’écart entre le nombre de candidats et le nombre de places disponibles.
En réalité, la plateforme ne crée pas la pénurie. Elle la rend visible, structurée et mesurable. Parcoursup n’est pas tant la cause de l’angoisse que le miroir d’un système d’enseignement supérieur sous tension, où la demande dépasse largement l’offre.
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