39 ans après sa mort, les parents de la “petite martyre de l’A10” seront jugés
Publié : 10h27 par Alicia Méchin
L’un des cold cases les plus anciens de France, celui de la "petite martyre de l'A10" connaîtra enfin un tournant judiciaire.
Les parents d'Inass, surnommée la "petite martyre de l’A10" en raison des violences constatées sur son corps, seront jugés en novembre 2026, 39 ans après sa mort. Ce drame, longtemps resté dans l’ombre, va enfin être porté devant la justice.
La mère sera jugée pour “torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, tandis que le père comparaitra pour “complicité”. Mais après autant d'années, peut-on juger un crime survenu il y a presque quatre décennies ?
En France, la réponse est oui. Un crime ancien n’est jamais vraiment “oublié”. Certaines infractions graves, comme le meurtre ou les actes de torture ayant entraîné la mort, ne sont pas soumises à prescription, ou leur prescription peut être suspendue ou interrompue.
Ce mécanisme s’appelle l’interruption de la prescription. Concrètement, chaque fois qu’une enquête progresse, qu’un indice nouveau émerge ou qu’une expertise moderne, comme l’analyse ADN, relance le dossier, le compteur de prescription repart à zéro. Ainsi, un crime ancien peut renaître juridiquement, même après plusieurs décennies de silence et d’impunité apparente.
Le cas de la petite Inass illustre parfaitement cette subtilité du droit français. Grâce aux nouvelles techniques d’investigation et à la ténacité des enquêteurs, un dossier peut être réactivé et les auteurs enfin jugés. Cela démontre également que la justice ne se limite pas au temps écoulé : elle peut rattraper des crimes longtemps restés dans l’ombre.
Pour les proches de la victime, cette procédure est une lueur d’espoir dans une tragédie qui semblait irrémédiablement figée dans le passé. Elle rappelle que la loi française protège la mémoire des victimes, même plusieurs décennies après les faits, et que la vérité peut toujours être recherchée, peu importe le temps écoulé.
En résumé, grâce à l’interruption de prescription et aux progrès de l’investigation, la justice peut encore agir pour les affaires les plus anciennes, offrant aux victimes et à leurs familles une chance de voir le temps enfin rattrapé.
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