Affaire Epstein : 3,5 millions de documents dévoilés, et après ?
Publié : 3 février 2026 à 9h13 par Alicia Méchin
L’affaire Jeffrey Epstein connaît un nouveau rebondissement médiatique avec la publication de 3,5 millions de documents par les autorités américaines.
Une nouvelle étape de franchie dans l’affaire Epstein, avec la révélation le week-end dernier par le ministère de la justice américain de photos, vidéos, courriels, carnets d’adresses et témoignages. Cette masse d’archives, longtemps restée confidentielle, cite de nombreuses personnalités internationales, parmi lesquelles figurent Donald Trump, Bill Clinton, l’ancien ministre français Jack Lang ou encore une princesse de Norvège. Ils avaient tous contact avec le milliardaire incarcéré pour trafic de mineurs.
Malgré l’ampleur de ces documents, le ministère américain de la Justice (Department of Justice, DOJ) a confirmé qu’aucune procédure pénale fédérale ne serait engagée. En cause : l’absence d’éléments juridiquement exploitables permettant d’inculper des personnes citées. Les documents, bien que troublants, ne constituent pas des preuves suffisantes au regard du droit pénal fédéral.
Aux États-Unis, la mécanique judiciaire est en effet particulièrement verrouillée. Si la police et le FBI peuvent enquêter et collecter des éléments, seule l’autorité du DOJ peut autoriser l’ouverture de poursuites fédérales. Sans son feu vert, aucune action pénale d’envergure n’est possible, même en présence de preuves potentielles. À cela s’ajoutent des obstacles majeurs : délais de prescription dépassés, accords de non-poursuite conclus dans le passé, et règles strictes sur l’admissibilité des preuves devant les tribunaux. Autant de verrous qui rendent aujourd’hui presque impossibles les poursuites pénales liées au réseau Epstein.
Pour autant, toute voie vers la justice n’est pas totalement fermée. Sur le plan civil, certaines victimes peuvent encore engager des actions afin d’obtenir réparation financière, même si cela ne conduit pas à des condamnations pénales. Par ailleurs, des enquêtes locales peuvent être ouvertes par certains États américains, à condition que les faits aient eu lieu sur leur territoire et que les délais de prescription ne soient pas expirés.
Enfin, le Congrès américain conserve un levier politique important. Des auditions parlementaires peuvent être organisées, des témoins convoqués et des rapports publiés afin de mettre en lumière les réseaux, les dysfonctionnements institutionnels et, éventuellement, d’imposer des réformes.
Si la justice pénale semble aujourd’hui bloquée, l’affaire Epstein rappelle que la vérité judiciaire ne se limite pas aux tribunaux. Entre actions civiles, enquêtes locales et pression politique, d’autres chemins demeurent possibles pour la reconnaissance des victimes et l’exposition des responsabilités.
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