Aliments ultra-transformés : pourquoi la France ne peut pas agir aussi facilement que ses voisins
Publié : 11h16 par Alicia Méchin
Les consommateurs réclament de plus en plus de transparence sur les produits alimentaires qu’ils achètent. En particulier, les aliments ultra-transformés sont aujourd’hui au cœur des préoccupations sanitaires.
Plusieurs associations et ONG françaises ont récemment lancé une pétition demandant des mesures plus strictes : elles souhaitent notamment la création d’un étiquetage obligatoire permettant d’identifier clairement ces produits, ainsi qu’une limitation de la publicité pour les aliments trop sucrés ou trop salés. Des pays comme le Royaume-Uni ont déjà commencé à mettre en place ce type de restrictions.
Mais en France, et plus largement dans l’Union européenne, la situation est beaucoup plus complexe. Le principal obstacle vient du droit européen. Contrairement à certains pays qui peuvent cibler directement certaines catégories d’aliments, l’Europe adopte une approche différente de la régulation alimentaire. Les règles européennes s’intéressent surtout à la composition précise des produits : la quantité de sucre, de sel, de matières grasses ou encore l’utilisation d’additifs. En revanche, elles encadrent rarement un aliment dans son ensemble.
Or, la notion d’« ultra-transformé » repose justement sur une vision globale du produit. Cette classification ne juge pas uniquement les ingrédients utilisés, mais aussi le niveau de transformation industrielle du produit. Juridiquement, cette définition reste difficile à encadrer, car elle peut être considérée comme trop large ou insuffisamment précise pour justifier des interdictions ou des obligations strictes.
Cette difficulté pose un autre problème majeur : celui du marché unique européen. Si la France décidait seule d’imposer des restrictions fortes contre certains produits ultra-transformés, cela pourrait être interprété comme une entrave à la libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne. En d’autres termes, des mesures nationales trop sévères risqueraient d’être contestées au niveau européen.
Résultat : même si la demande de transparence progresse fortement dans l’opinion publique, il reste juridiquement compliqué pour la France d’interdire ou de limiter la promotion des chips, sodas ou autres produits ultra-transformés dans leur globalité. Toute évolution devra donc probablement passer par une coordination à l’échelle européenne.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/vibration/images/logo_A88whB8Nny.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/britney_spears1779093437997-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Louane_06401779090537374-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/olivia_ruiz1778832007969-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Melissa___quoi_faire_de_moi1778831467514-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_05_13_a__12_27_131778668265598-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Capture_d_e_cran_2026_05_13_a__11_27_181778664565093-format16by9.png)

/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/langue_des_signes1779076908839-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/poids1777453541413-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/ve_lo1777357958444-format16by9.jpg)