Diplôme : toutes les filières ne garantissent pas les mêmes débouchés professionnels

Publié : 5h44 par La rédaction

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Poursuivre des études supérieures permet généralement de mieux se protéger du chômage. Mais cela ne garantit pas nécessairement d'obtenir un emploi à la hauteur de son diplôme.

Obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur ne garantit pas forcément d'accéder à un emploi correspondant à son niveau d'études. C'est l'un des enseignements d'une étude du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), publiée dans le cadre de l'enquête Génération 2017.

Six ans après leur sortie du système éducatif, en 2023, 27 % des diplômés du supérieur qui occupent un emploi sont considérés comme déclassés. Autrement dit, ils exercent un métier dont le niveau de qualification est inférieur à celui auquel leur diplôme leur permet normalement de prétendre.

Mais tous les diplômés ne sont pas concernés dans les mêmes proportions. Les écarts sont particulièrement importants selon les filières choisies. Ainsi, 35 % des diplômés de bac + 5 en lettres, langues et sciences humaines et sociales occupent un emploi considéré comme moins qualifié que leur niveau de diplôme. À l'inverse, cette proportion tombe à 11 % chez les diplômés des écoles d'ingénieurs.

Ces différences montrent que le niveau de diplôme ne suffit pas à expliquer les perspectives professionnelles. La spécialité de formation joue également un rôle important dans l'accès aux emplois qualifiés.

Le déclassement peut aussi avoir des conséquences financières. En 2023, le revenu mensuel médian des diplômés déclassés s'établit à 1 850 euros, contre 2 500 euros pour ceux qui occupent un emploi correspondant à leur niveau de qualification. L'écart atteint donc 650 euros par mois.

Il faut toutefois préciser que le déclassement est ici une notion statistique. Il repose sur une correspondance entre le niveau de diplôme et la catégorie socioprofessionnelle de l'emploi occupé. Un diplômé de master qui n'exerce pas un emploi de cadre est ainsi considéré comme déclassé, sans que cela signifie nécessairement qu'il se sente lui-même surqualifié.

Le diplôme reste donc un atout majeur pour accéder à l'emploi et se protéger du chômage. Mais le choix de la filière compte aussi beaucoup dans les chances d'obtenir un poste correspondant à son niveau de qualification.