El Niño : comment une zone du Pacifique peut dérégler la météo du monde entier ?

Publié : 12 octobre 2026 à 6h00 par La rédaction

Crédit image: Pixabay

Le phénomène El Niño va s’intensifier dans les prochains mois. Un réchauffement anormal d’une partie du Pacifique équatorial peut sembler très localisé.

El Niño est un phénomène naturel qui correspond à un réchauffement inhabituel des eaux de surface dans une partie du Pacifique, près de l’équateur. Selon l’Organisation météorologique mondiale, la température de cette zone pourrait atteindre un niveau record entre octobre et décembre.

Mais attention : lorsque l’on parle d’un réchauffement de plusieurs degrés, il ne s’agit pas de la température de tous les océans, ni même de l’ensemble du Pacifique. Les scientifiques surveillent notamment une zone bien précise, appelée Niño 3.4, située dans le Pacifique équatorial.

Alors pourquoi cette zone intéresse-t-elle autant les météorologues ?

Parce qu’elle se trouve à un endroit stratégique pour les grands mouvements de l’air autour de la planète. Lorsque l’océan se réchauffe anormalement, il modifie les mouvements de l’atmosphère au-dessus de lui. Certaines masses d’air montent davantage, d’autres descendent, ce qui perturbe ensuite la circulation de l’air.

Et cette modification ne reste pas cantonnée au-dessus du Pacifique. L’atmosphère étant en mouvement permanent, elle peut avoir des conséquences très loin de son point de départ. À des milliers de kilomètres, ces changements peuvent favoriser davantage de pluie dans certaines régions, des épisodes de sécheresse dans d’autres, ou encore des températures inhabituellement élevées.

C’est aussi pour cette raison qu’un phénomène observé dans une zone relativement limitée du globe peut avoir des conséquences à l’échelle mondiale. El Niño n’est pas un immense chauffage qui réchaufferait directement toute la planète : c’est une perturbation locale qui peut modifier la circulation de l’atmosphère bien au-delà du Pacifique.

Le phénomène peut ainsi influencer les températures et les précipitations dans différentes parties du monde. Son intensité est donc suivie de très près par les scientifiques, qui utilisent notamment les températures de surface de la mer dans la région Niño 3.4 pour caractériser son évolution.

Quelques millions de kilomètres carrés d’océan peuvent donc suffire à faire bouger la météo bien au-delà du Pacifique.

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