Entrée au musée Grévin : qui décide ?

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

Crédit image: Capture d'écran Musée Grévin

Le chanteur Bad Bunny vient de faire son entrée au Musée Grévin, à Paris, alors même qu’il est en pleine tournée en France.

Sa statue a été inaugurée par le musée, au moment-même où la star portoricaine débutait une série de concerts en France ; à Marseille ce mercredi 1er juillet, et à Paris les 4 et 5 juillet. Mais au fait, comment sont choisies les personnalités représentées dans ce musée emblématique ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’entrée au Musée Grévin ne repose pas sur un simple coup de projecteur ou une sélection arbitraire. Les personnalités sont choisies par une Académie composée de professionnels des médias, qui retient des figures en fonction de leur notoriété, de leur impact culturel et de leur capacité à être immédiatement reconnues par le grand public. L’objectif est de refléter des visages marquants de l’époque, qu’ils viennent de la musique, du cinéma, du sport ou encore de la politique.

Mais rien ne peut se faire sans l’accord de la personnalité concernée. En pratique, l’entrée au Musée Grévin repose sur le consentement de l’artiste, encadré par le droit à l’image et des accords contractuels. Autrement dit, même si le musée propose et sélectionne, la représentation ne peut exister sans validation de la personne concernée.

Dans la plupart des cas, la célébrité participe également à la création de sa statue. Elle peut venir poser pour les sculpteurs, permettre la prise de mesures très précises et valider progressivement la ressemblance. Pour des artistes internationaux comme Bad Bunny, lorsque la présence est plus limitée, les équipes du musée s’appuient aussi sur des photographies et différentes sources visuelles afin de recréer le plus fidèlement possible ses traits.

Ce processus fait du Musée Grévin un lieu particulier, à la frontière entre sélection culturelle et collaboration artistique. La statue n’est pas seulement une représentation décidée par le musée, mais le résultat d’un travail commun entre les équipes de création et la personnalité elle-même.

Au final, entrer au Musée Grévin n’est pas uniquement une question de célébrité ou de notoriété. C’est aussi un choix partagé, où l’accord de la personnalité est indispensable pour transformer une figure publique en œuvre exposée.