Hantavirus : un risque pour la santé « faible » selon l’OMS

Publié : 10h16 par Alicia Méchin

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« Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles, et le risque global reste faible », c’est ce qu’a annoncé l’OMS dans un bulletin d’évaluation des risques publié dimanche dans la soirée.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu son évaluation de « risque faible » au sujet du foyer d’hantavirus apparu à bord du navire de croisière Hondius, qui a accosté ce lundi aux Pays-Bas. Les 27 personnes à bord ont été placées à l’isolement. La ministre de la santé a, de son côté, annoncé qu’ « à ce stade, la chaîne de transmission est maitrisée sur le sol français ».

Un discours qui se veut bien plus rassurant qu’il y a quelques semaines, où certains prédisaient déjà un nouveau confinement comme à l’époque du Covid. Très rapidement, les médias ont surfé sur cette inquiétude, comme un vieux traumatisme qui refait surface.  Est-ce qu’on en fait pas un peu trop dès qu’un nouveau virus apparait ?

Oui et non. C’est tout le paradoxe, on doit parfois s’alerter avant même de savoir si le risque va réellement s’installer pour éviter de prendre à la légère toute nouvelle épidémie.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en santé publique internationale, le critère décisif n’est pas principalement la gravité d’un virus, mais sa capacité à se propager de façon autonome dans une population. La vigilance internationale est renforcée lorsque l’OMS estime un risque de propagation internationale et un impact sanitaire potentiel, pas simplement quand il provoque des cas graves.

Dans le cas de l’hantavirus, même s’il peut être sévère, la transmission humaine reste extrêmement limitée, seulement en contact très proche. Donc ce qu’il faut regarder avant tout, c’est le potentiel de diffusion.

C’est aussi pour ça que les systèmes internationaux surveillent très tôt : parce que le vrai critère, la capacité de diffusion, ne se révèle souvent qu’avec le temps.

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