Katy Perry dénonce l'utilisation de son tube dans une vidéo montrant des frappes en Iran

Publié : 9h30 par Iris

Crédit image: CC by Ali Shaker/VOA

La chanteuse américaine Katy Perry affirme n'avoir jamais autorisé la Maison Blanche à utiliser "Firework" dans une vidéo montrant des frappes en Iran. Elle dénonce un détournement du message de sa chanson.

Katy Perry ne cache pas sa colère. La chanteuse américaine a vivement réagi après la publication, sur le compte TikTok officiel de la Maison Blanche, d'une vidéo montrant des frappes militaires en Iran accompagnées de son tube Firework.

Sorti en 2010, ce titre est l'un des plus grands succès de sa carrière. Mais pour l'artiste, son utilisation dans un contexte militaire est totalement contraire au message qu'elle souhaitait transmettre.

Sur les réseaux sociaux, Katy Perry affirme n'avoir jamais donné son accord à l'administration Trump pour utiliser sa musique.

« Je suis profondément révoltée et en colère de voir Firework utilisé comme bande-son d'images de frappes militaires. Je n'ai pas approuvé cela, on ne m'a pas consultée et je ne l'approuve absolument pas », écrit-elle.

 

« Ma musique est faite pour rassembler les gens »

Dans son message, la chanteuse rappelle que Firework a été conçu comme « un hymne d'espoir, de guérison et de force intérieure » destiné à accompagner les personnes traversant des moments difficiles.

Elle estime que voir cette chanson associée à des images de guerre constitue « une violation totale » de son intention artistique.

« Ma musique est faite pour rassembler les gens, pas pour célébrer la guerre », conclut-elle.

Ce n'est pas la première fois que des artistes s'opposent à l'utilisation de leurs chansons par des responsables politiques américains. Plus récemment, Kesha avait elle aussi dénoncé l'utilisation de sa musique par la Maison Blanche dans une publication liée à la politique migratoire, affirmant ne pas vouloir voir ses œuvres servir à promouvoir la violence.

L'utilisation de morceaux musicaux dans des contenus politiques reste un sujet sensible aux États-Unis. Si certaines plateformes ou licences permettent parfois un usage sans autorisation directe de l'artiste, de nombreux musiciens dénoncent régulièrement ces détournements lorsqu'ils estiment que le contexte va à l'encontre des valeurs qu'ils défendent.