Le « Conseil de la paix » voulu par Donald Trump : une influence sans gouvernance directe
Publié : 9h46 par Alicia Méchin
Donald Trump a annoncé la création d’un « Conseil de la paix pour Gaza », présenté comme une pièce maîtresse du plan américain pour le territoire palestinien.
Cette structure aurait pour mission de superviser un comité palestinien temporaire, apolitique et composé de quinze technocrates, chargé de gérer les affaires courantes de Gaza durant une phase de transition. Particularité notable : Donald Trump en serait lui-même le président.
Sur le papier, ce Conseil n’a pas vocation à s’inscrire dans la durée. Juridiquement, il serait limité à la période de stabilisation et de reconstruction du territoire, sans prétention à gouverner Gaza à long terme.
Quel est le rôle du Conseil de la paix ? Pourquoi Trump le préside ?
Le cœur du dispositif repose sur une logique assumée : influencer sans gouverner directement. Le Conseil de la paix ne prendrait pas les décisions politiques à la place des Palestiniens. Il superviserait un comité technique, présenté comme neutre, chargé de la gestion quotidienne — infrastructures, services publics, administration civile. Cette architecture permet aux États-Unis de peser sur la reconstruction sans apparaître comme une puissance administrant directement le territoire.
Ce montage répond aussi à une contrainte juridique américaine. Le Foreign Assistance Act impose un contrôle strict de l’aide américaine à l’étranger, afin d’éviter qu’elle ne finance des objectifs politiques, militaires ou des groupes considérés comme hostiles. En clair, Washington ne peut pas injecter massivement des fonds sans mécanisme de supervision crédible.
Créer un organe présenté comme neutre et apolitique permet donc aux États-Unis de respecter leur propre législation. Ils peuvent financer, encadrer et orienter la reconstruction de Gaza, tout en évitant l’accusation d’ingérence directe ou de prise de contrôle institutionnelle. Le Conseil agit comme un filtre juridique et politique.
La présence de Donald Trump à sa tête s’inscrit dans cette posture d’acteur externe. Il ne gouverne pas Gaza, mais incarne une autorité de supervision, capable de coordonner l’aide internationale et de donner une direction stratégique, sans entrer frontalement dans un conflit de souveraineté.
En définitive, le Conseil de la paix n’est ni un gouvernement bis ni une autorité coloniale. C’est un outil d’influence. Grâce à la supervision d’un comité technocratique, il permet aux États-Unis, sous l’impulsion de Trump, de canaliser l’aide et d’orienter la reconstruction de Gaza, tout en restant dans les limites du droit international et de la législation américaine.
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